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Tafilalet : El Kaoui, un grand maître de luth ! PDF Imprimer Envoyer
Régions

Mekkaoui Mouloud, plus connu sous son pseudonyme Kaoui, est né en 1949 à Ksar-es-souk dans une famille modeste. Il a commencé à apprendre la musique par ce hasard qui a mis sur son chemin deux personnes qui vont le marquer à vie. Il s’agit de Driss El Marrakchi et Mamado Abdelkader.

Driss est un saltimbanque qui allait de ville en ville gagner sa vie dans les halka. Il avait loué une petite chambre près de l’agence des cars chez Akka. Parfois, Mouloud accompagnait Mohamed Boukhris chez Driss qui apprenait à ce dernier à jouer du luth. Mouloud assistait à ces séances sans oser s’y aventurer. Il se contentait d’écouter et de regarder Driss et Mohamed jouer. Il confectionna son premier instrument à corde avec un bidon d’huile de vidange. Il rejouait alors ce qu’il avait entendu, dans la rue, devant ses amis. Un jour un infirmier lui offrit son premier luth ; un luth abandonné par un malade mental décédé à l’hôpital. Entre temps, Mamado Abdelkadr, s’était procuré un manuel scolaire de musique et comme il ne savait pas lire, il appelait Mouloud pour lui déchiffrer les notes inscrites sur les portées du livre. Quand Mouloud rentrait chez lui, il rejouait de mémoire les notes apprises avec Mamado. Monsieur Maistre, l’un de ses instituteurs français avec qui il s’entraînait en haltérophilie, en fin de contrat au Maroc, proposa au père de Mouloud de l’emmener avec lui en France, mais comme il était l’unique garçon de la famille ses parents refusèrent. Mouloud quitta l’école et s’adonna définitivement à la musique.
Il anima sa première soirée lors d’un mariage à Aït Messaoud, un ksar des environs, de Ksar-es-souk. Il devait avoir treize ou quatorze ans. Il avait tellement peur qu’il en pleurait. Sa peur se transforma en panique quand il vit les gens amassés qui l’attendaient sur la terrasse. Il se serait enfuit si la famille hôte ne l’avait bien encadré. Sa première sortie fut une réussite malgré le trac. Il se fit un nom. Il rejoignit l’association Al wala al filali de Moulay Driss. Mekkaoui jouait désormais avec les grands. Il acompagnait Baout, Moulay Ali Al Filali (plus connu sous le nom de Belmesbah). Mouloud enregistra avec ce dernier un 45 tours chez Ali Boussiphone en 1969. Il y avait interprété plusieurs chansons dont «Wa yami, yami» et «Smini la t3adbini». Il n’en avait jamais perçu les droits.Cette troupe faisait des tournées dans les villages de la région pour gagner sa vie.Ils ont joué dans les cafés de Rissani, Erfoud, Goulmima, Talsint…Mouloud était présent à toutes les fêtes nationales. De passage à Midelt en 1982, lors de la fête du trône, il descendit du car et entendit un groupe jouer sur une estrade.
Il leur demanda de jouer un morceau avec eux. Ils acceptèrent. Mouloud prit le luth et joua «Nadini ya maliki» .Moulay El Ghali,le pacha de la ville,charmé par le jeu de Mouloud le retint à Midelt.Il le chargea de créer un orchestre dans cette ville.Mouloud resta dans cette ville jusqu’à la mort de Moulay El Ghali. Il passa les années 90 à Azrou et en 2001, il s’installa à Oujda. Il ne revint à Errachidia qu’en 2006 après un terrible accident de la circulation où il a failli perdre la vie. Mouloud s’occupe aujourd’hui des jardins du Rond-point pour la Municipalité.

Moha Souag

Errachidia

Près de 800 participants à la course nationale sur la route

Ils étaient exactement 758 athlètes, toutes catégories confondues, venus des différents clubs d’athlétismes locaux et nationaux, à affluer dimanche dernier sur le point de départ  pour participer à la première édition nationale de la course sur la route de la ville d’Errachidia. Des deux sexes et de tous les âges, les athlètes prenant part à cette manifestation sportive ont concurrencé en souffle, endurance et en condition physique, dans un circuit périphérique des plus beaux, bien choisi par l’association «Chems» et la délégation provinciale de la jeunesse et sports. Parmi  les clubs nationaux qui sont entrés en lice dans cette compétition, le club du FUS de rabat qui a remporté la deuxième place après le club de la Mouloudia d’Errachidia, quant aux clubs de Ouarzazate et du CODEM de Meknès ils se sont adjugés respectivement la quatrième et la cinquième place. Cette rencontre sportive de grande envergure est une occasion pour  mettre en exergue les grandes potentialités humaines que renferme cette province et qui nécessitent  un intérêt très particulier  de la part des autorités sportives locales et nationales pour mettre fin à des années  de marginalisation d’un réservoir sportif  de grande taille.

A-L

Infrastructures sportives : les espoirs et les contraintes

Quand les habitants de  la province d’Errachidia dressent le bilan des réalisations entamées,  par les gouvernements et  les conseils exécutifs des collectivités  locales qui se sont succédés depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, ils ne peuvent que faire le constat lamentable que cette province reste en deçà,  de ce qu’elle mérite matière d’infrastructures sportives et de jeunesse concomitamment à sa grandeur géographique,  son explosion démographique et surtout sa jeunesse dynamique.
L’édification de la première infrastructure sportive dans la ville de ksar es souk,  remonte aux années quarante du siècle dernier, on désigne par là,  le stade municipal construit en 1947 et qui se détériore petit à petit  durant toutes ses années devant l’indifférence et le désintéressement  total des conseils municipaux qui n’ont fait aucun effort pour lui rendre son aura d’antan.
Le destin des rachdaoui est d’attendre 62 ans pour que vienne le temps de réaliser l’un de leurs rêves à savoir l’édification d’un complexe multidisciplinaires nommé «l’Oasis des sports» qui  coutera un pactole  de  quelques  4 milliards de dirham. Seumlement, là aussi, l’on doit faire face aux réflexes obsolètes du maitre d’œuvre qui prend tous son temps pour entamer ce projet de grande envergure.
Outre les projets sus-indiqués, le ministère de la jeunesse et des sports vient de lancer de grands projets sportifs intitulés des CSPI : complexes socio- sportifs de proximité intégré,  et des CSJ : centres au service de la jeunesse, des CVL: centres de vacances et de loisirs et enfin des CFF: centres de formation féminine, le point commun de tous ces projets c’est qu’ils contiennent tous, des infrastructures sportives intégrées ,  parmi eux  six « 6 » CSPI de type E et F  à Er-Rachidia, Erfoud, Goulmima et Tinjdad, un CFF à Ferkla Alouliya et  un CVL comme substitut  de celui de Sidi Hamza à Amellagou .
L’espoir de voir ses projets sur pied  n’est pas complètement  désuet  ni prescrit sauf que le  risque de n’aboutir jamais à son objectif, est de cours si la réglementation effective et  urgente de tous les axes culturels et sportifs que cernent ces établissements n’accompagnent pas leurs ouvertures.
Enfin voici quelques chiffres en ressources humaines  qui nécessitent un règlement urgent.  même si le complexe  d’athlétisme avoisinant le ksar Amezouj est en souffrance depuis quelques mois il sera achevé dans les trois mois qui viennent et nécessite une direction, un gardien et un jardinier tout comme les CSPI, les CSJ, les CVL et les CFF lesquels tôt ou tard aurons besoins  de ressources humaines spécialisées  et qui dépassent  une trentaine de fonctionnaires  ou de contractuels pour assurer la bonne gestion de ses établissement, sans oublier les besoins urgents de cette province à savoir :  10 sur 10 établissements de jeunes dans cette province, n’ont pas de cadres sportifs,   tous les pratiquants et associations de sports dans les maisons de jeunes ne sont pas assurés, Alwahda Ferkla Alouliya et Essahb  sont sans  direction, Tinjdad sera vacante pour retraite du directeur en 2011 et la salle omnisport d’Erfoud est dans un état alarmant et quoi d’autre ?
Aziz Laafou

La danse Guedra, une profondeur culturelle marocaine

Contrairement aux autres régions du bas Drâa, la Guedra est  reproduite essentiellement par les femmes de la tribu arabes Arib.  Les hommes ne participent et n’assistent pas. Guedra est donc une pratique féminine par excellence qui se déroule du matin jusqu’au soir pour laisser la place à une autre danse appelée «Chamra».
Exécutée par des chanteuses assez âgées, ces femmes expérimentées se déploient sous forme d’un cercle entouré exclusivement de spectatrices loin de tout regard masculin. La danse commence par chanter le «Tellouli» effectué par une femme à qui répond le groupe collectivement. Le chant est accompagné de percussions sur la Guedra, marmite traditionnelle couverte par la peau de chèvre tannée, et d’applaudissements aux rythmes variables.
Cette danse commence le soir et dure jusqu’à une heure tardive. Toutes les femmes sont agenouillées et forment un cercle au milieu duquel danse une femme en bougeant habilement ses doigts et en ondulant ses cheveux de gauche à droite et de droite à gauche suivant les claquements des mains et le rythme musical. Un seul instrument est utilisé : la Guedra. Il s’agit d’une marmite «marjal», souvent en métal, transformée en instrument de musique.
La partie ouverte est couverte de peau de chèvre à l’aide d’une corde bien rattachée. Contrairement à la chamra le son est obtenu à l’aide de coups de main au lieu du «maghzel».

Concours littéraire : L’Union des Ecrivains du Maroc annonce les lauréats



La section d’Errachidia de l’Union des Ecrivains du Maroc a rendu public les résultats du concours littéraire qui s’inscrit dans le cadre du “premier livre”, réservé aux créateurs de la région, qui n’ont jamais publié leurs oeuvres. La commission multidisciplinaire s’est chargée de sélectionner les lauréats, a souligné l’importance et la qualité des créations présentées, appelant toutefois à des participations dans différentes langues vivantes.
En matière littéraire, la commission a ainsi choisi le recueil poétique “Khoulassat ala watari lghayb” (Conclusions au rythmes du métaphysique) de Karim Chahni, alors que le prix du théâtre est revenu à Redouna Bediar sur son oeuvre “laîboun maâ ssighar” (Jeu avec les petits). Quant aux prix réservés à la création amazighe, ils ont été remportés par Moha Benyassen sur son recueil intitulé “Stiysa”, et Hamid Ouzza sur son recueil de nouvelles “Anaruz”. UEM-Errachidia a pris en charge également la publication des oeuvres du chanteur, poète et compositeur feu Mbarek Oularbi, dit Nba sous le titre “Tawarguit N Outbir” (le rêve d’une colombe!). Et en guise de reconnaissance à plsuieurs potentialités poétiques et littéraires de la région, l’UEM a pris à sa charge la publication des oeuvres du poète Mohamed Chaker (Ourammimou dakirati), Mustapha Abdessamii Alaoui (Assirr Lmaknoun), Mahmoudi Mahcen et Johana (passion d’artiste), Majid Hajja et Abdelhakim Bakki (Nder a Lmendar), Nezha Kahlaoui (Lharb ssoughra-gueguèrre), Lahcen Messouab “rou’ya” (Vision), “l’art Beldi” de Driss Ben Lbouazzaoui.
A-A