| Béni Frassen : Les Baltajias saccagent … les forces de l’ordre se cachent |
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| Régions |
| Écrit par Anas Azizi |
L’absence des forces de l’ordre des voies, places et espaces publics continue de susciter des doutes et des interrogations quant aux objectifs et aux fins d’un mutisme alarmant. Après Tinghir, c’est au tour de la commune rurale de Bni Frasse, située à 70 km de la ville de Taza.
Alors qu’une partie de la population manifestait récemment de manière pacifique devant le siège de cette commune rurale, notamment contre leur privation de l’eau et de l’électricité, des dizaines de personnes armées de gourdins, armes blanches, matraques venues de l’extérieur de cette localité se sont attaquées violemment à elle. Cette agression qui a eu lieu en flagrant délit a fait trente personnes agressées, dont six ont été évacuées à l’hôpital régional de la ville de Taza. Anas Azizi
Fès-Taza-Al Hoceima Destruction de 21 tonnes de produits impropres à la consommation
Une quantité de 21 tonnes de produits alimentaires reconnus impropres à la consommation a été détruite, durant les vingt derniers jours de ce mois de Ramadan, aux niveaux des régions, Fès-Boulemane et Taza-Al Hoceima-Taounate, a-t-on appris jeudi auprès de la direction régionale de l’Office national de sécurité sanitaire (ONSS). Droit à l’information et les «vertus» du secret
Le secret a été la caractéristique fondamentale des totalitarismes qui ont marqué le XXe siècle mais, même dans les sociétés démocratiques, où l’ouverture est en faveur de l’intérêt général, les gouvernants ont toujours de bonnes raisons de cultiver le secret et l’éloge du silence. Ce secret est on ne peut plus corrosif dans le sens où il s’inscrit aux antipodes des valeurs démocratiques et moleste le processus politique . Il œuvre dans le sens d’empêcher l’alternance et décourage la participation des citoyens à la vie publique .Enfin, il fait empêcher le sentiment de méfiance entre les gouvernants et les gouvernés. Mohamed Bouazzaoui
Taza Violents accrochages entre forces de l’ordre et diplômés chômeurs Cinq heures de violents affrontements entre jeunes diplômés chômeurs et jeunes éléments des forces de l’ordre étaient suffisantes pour défrayer la chronique à Taza. L’intervention des forces de l’ordre un jour à l’aube, dans l’intention de démolir les logis en roseaux et en tissus, n’est pas passée sans réaction de la part des jeunes diplômés. Que s’est-il passé ce mardi 23 août ?Les forces de l’ordre sont intervenues vers l’aube, plus précisément à l’heure de la prière d’Al Fadjr, en vue de disperser un campement des diplômés chômeurs, mis en place par les diplômés chômeurs près du siège de la province, depuis le début du mois de Ramadan. Les jeunes diplômés chômeurs présents sur place, une trentaine, n’ont pas apprécié l’intervention et surtout la façon de jeter à tort et à travers leurs affaires (sacs, livres, habits, ustensiles…). Là, les téléphones ont un peu fait le reste. En un quart d’heure, le nombre des manifestants se faisait de plus en plus grand, les affrontements de plus en plus violents. Les forces de l’ordre ont perdu le contrôle de tout. Les dégâts en matériel ont été importants (voitures, camions, façades, commerces…). Il faut dire que l’appui apporté par les jeunes et surtout mineurs du quartier populaire mitoyen d’Al Coucha a été pour beaucoup dans le détournement de la situation en faveur des manifestants. Heureusement, que l’on n’a compté aucun blessé parmi les deux parties. A-A
Azrou Histoire d’une localité La région d’azrou fut parmi les premières zones du Maghreb habitées par l’Homme. Ceci a été confirmé par les nouvelles découvertes de l’institut des sciences de l’archéologie et du patrimoine qui a mis au jour des traces de civilisations néolithiques et campaniformes qui dateraient de plus de cinquante mille ans environ. Ces découvertes ont été réalisées au sud de la station d’hiver de michlifen et dans la grotte d’ifri oubrid sise à Ain Leuh. La ville d’Azrou doit son nom au grand rocher situé au milieu de la ville. Cette localité a été le marché principal de la tribu des Bni Mguild des berbères sanhaja faisant partie de la confédération des Ait Oumalou. Le fondateur de la tribu fut le cheikh al mekki al mouahidi en 1820. Il prend possession d’un territoire abandonné par les zemours ; alors descendus vers les plaines. Les bni mguild avanceront jusqu’aux villes d’Azrou et Ain Leuh.Les flux de la tribu vers le nord ont été arrêté par la ceinture des kasbah fondées par Moulay Ismail, ce qui a eu pour effet de favoriser la création des noyaux de sédentarisation des nomades et permis la constitution des agglomérations humaines telles que la Kasbah d’Azrou et de Ain Leuh. ( med drihem, le matin 2005). Ce village a été choisi par les autorités coloniales pour abriter à partir de 1927 le premier établissement berbère du Maroc. Le collège d’Azrou a été bâti pour la restructuration des moyens humains à cause de la déficience de la politique des grands caïds et aussi pour faire face à l’éventuel impact politique et intellectuel des deux collèges nationalistes (plutôt arabophone) Moulay Idriss à Fes et Moulay Youssef à Rabat.(Omar Brouksy, le journal 2006). Le collège d’Azrou devrait accueillir et former la population locale «indigène». ce collège s’inscrivait dans une démarche à caractère politico pédagogique (Hassan Alaoui, le matin 2006). Mais ce collège s’est révèle une véritable pépinière du nationalisme. L’établissement est rebaptisé Lycée Tarik Ibn Ziad. C’était une manière d’annoncer la fin de la ghettoïsation a sein du lycée et pour éviter les problèmes ethniques. (Bouchra Ben Saber, la gazette du Maroc 2006) La ville d’Azrou doit sa notoriété aussi à une coopérative artisanale très active dans le temps et qui a donné un essors spectaculaire aux fabrications traditionnelles. Les tapis berbères forment la base de la production. Cette belle localité de montagne et célèbre pour son artisanat répute : le travail du bois de cèdre, le tissage des tapis.
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