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Ouarzazate : Culture, médias et identité … la Fac lance son colloque 2012 PDF Imprimer Envoyer
Régions

«Langues, Cultures et Médias en Méditerranée : diversité, variation, pratiques et représentations»  est le thème d’un colloque qui sera tenu du 15 au 17 octobre 2012 prochain, à Ouarzazate, à l’initiative de la faculté polydisciplinaire d’Ouarzazate. Organisé pour la première fois au sud de la Méditerranée, en mai 2010, par l’Equipe de Recherche : Culture, Médias, Identité (ERCMI), ce colloque bisannuel qui relance sa seconde édition à Ouarzazate, permettra aux chercheurs

s’intéressant à la diversité, aux variétés et variations des langues, des cultures et des médias, d’échanger leurs idées, de partager les résultats de leurs travaux liés aux notions de diversité, de variation, de pratiques et de représentations dans les écrits, les discours et les moyens de transmissions. Il constitue un lieu où peuvent se  discuter les apports de la recherche en sciences humaines et sociales - notamment la linguistique, la sociolinguistique, l’anthropologie, la sociologie, l’ethnologie culturelle, la psychologie, la psychologie sociale, la philosophie, les sciences de l’information et de la communication et les autres domaines connexes - à la compréhension des mécanismes sous-jacents à la production du sens et sa circulation dans l’espace méditerranéen à travers l’usage des langues et des médias.  Les différentes approches des langues écrites et/ou parlées, officielles, étrangères, secondes ou d’ « intégration » en Méditerranée doivent prendre en compte les critères contextuels et sociohistoriques qui ont commandé aussi bien le processus d’existence, de stabilisation et/ou de déstabilisation que celui qui a présidé aux  mutations des langues  et à la migration des individus et des groupes (littérature, textes juridiques et administratifs, textes religieux, formes parémiques et sentencieuses, etc.). La considération du statut et du poids des langues en coexistence conduit à prendre en charge une réflexion s’articulant autour des représentations linguistiques, de leurs genèses et de leurs structurations en discours.  Le traitement des langues d’usage en méditerranée s’élaborera en corrélation avec une réflexion sur leurs prises en charge dans et par les médias. Au-delà des caractéristiques purement linguistiques, comme l’utilisation des emprunts, de l’alternance codique, les langues des médias en Méditerranée (du moins au sud) se distinguent par leur hybridité, leur hétérogénéité et leur interculturalité. Ils  reflètent l’image d’un espace mixte, divers  et multiculturel. Ce colloque, au-delà de l’interrogation sur l’interculturel, sur l’identité et ses représentations, sera l’occasion d’approcher les médias, leur genre, leurs discours, leurs stratégies et leurs liens avec le culturel, le cultuel et le politique. Il laissera donc une place à l’examen  des croyances et leur influence sur la réception, la construction des événements et le changement des pratiques sociales et culturelles.  Et à la lumière des événements qui secouent actuellement l’espace méditerranéen, nous nous demanderons si les médias sont une arme dangereuse ou une forme de libération des esprits, des langues et des plumes.

 

 

Axes de travail   

L’on peut citer la situation des langues écrites et/ou orales en Méditerranée: variation, diversité, mixité et représentations sociolinguistiques, Espaces, langues, médias, textes, discours, cultures et identité, Langues et médias : grammaire, sémantique, phonétique, pragmatique, phraséologie, parémiologie et figement, Langues et médias : imaginaires, mémoires et représentations, Médias, discours et pratiques : réalités, enjeux et perspectives (nouveaux enjeux, nouvelles langues et nouveaux médias), La formation aux langues et aux médias : dispositifs, méthodes, labellisations et représentations.

 

Enseignement

Les facultés d’Errachidia, le Bilan s’impose

Ce n’est que lorsque des étudiants(tes) perturbent la tranquillité habituelle de cette localité, et attentent ouvertement aux droits de la population, en bloquant carrément la circulation, sans le moindre sens de civisme, que l’habitant ordinaire se rappelle (ou apprend ) que l’ institution universitaire est « chez nous ».

Et pourtant, il ya déjà plus d’une décennie, c’est-à-dire au début des années 90 du siècle dernier, que l’Union Européenne avait financé et encadré un programme de réforme universitaire au Maroc, avec la création d’un réseau d’établissements appelés « Facultés des Sciences et Techniques », dont l’une des quatre premières fut implantée à Er-Rachidia. L’objectif visé était bien sûr l’extension de l’offre éducative, mais surtout le développement de filières ouvertes sur les besoins et les interrogations des zones bénéficiaires du programme.
Dans cette perspective, la F.S.T. d’Er-Rachidia était appelée à capitaliser le savoir sur le domaine semi désertique et oasien du sud atlasique (le volet sciences), tout en contribuant, avec d’autres opérateurs, au développement des « techniques » adaptées, destinées à surmonter les contraintes écologiques au décollage des domaines semi- désertiques, comme le Tafilalet.
(Le volet techniques . La province des dattes devait donc se féliciter d’avoir attiré pour une fois l’attention des décideurs, qui lui ont accordé un projet estimé alors à 14 milliards, avec un espace études et une cité universitaire. Er-Rachidia allait profiter des bienfaits liés à ce nouvel équipement socio-éducatif : accès à l’enseignement supérieur pour des couches modestes de la population – amélioration de l’environnement et des possibilités économiques grâce à l’apport technologique de l’institution – l’accueil de centaines de jeunes bacheliers(ières), tout prés de chez eux(elles), et en fin de compte, leur socialisation , pour en faire des « citoyens filalis authentiques» puis des citoyens marocains accomplis … Malheureusement, aux dires de ceux qui connaissent bien le dossier, « le ver était dans le fruit ».En effet, l’établissement est demeuré dans l’anonymat académique et scientifique, derrière ses remparts de forteresse, tournant le dos à son environnement immuable , et il faudrait user de loupe pour dénicher son impact sur le sort de la zone ; pire encore , les premiers dirigeants l’avaient condamné à être et rester, un « bocal » pour entretien et développement des virus du clanisme , de l’intolérance et de la négation de l’autre. Au lieu de constituer un foyer de rayonnement de savoir et de science, sur un territoire ravagé par l’analphabétisme et l’ignorance, un creuset de civisme et d’intégration positive des jeunes amazighophones et arabophones, l’institution est devenue « l’intrus par qui le scandale arrive » à ksar es souk,. Y a-t-il plus dramatique que les jeunes étudiants de cette contrée de savants et d’hommes pieux, soient incapables de dialoguer et en viennent au meurtre; au sein d’un espace censé parachever leur éducation à la citoyenneté, à la différence et aux droits fondamentaux ?  
Au travers de l’histoire sanglante et des guerres de religion que l’Occident a vécu, l’Université n’est-elle pas restée cet univers « merveilleux » qui entretenait les grandes valeurs universelles, depuis Cordoue et Tolède en Andalousie, où brillaient jadis les savants musulmans, juifs et chrétiens , jusqu’à la Sorbonne française ?.Ya t il plus révoltant que les étudiants passent le plus clair de leur temps à piéger un directeur « rapace » qui se plaisait à détourner leur nourriture?  Toute la population concernée ici connait la « siba » organisée que vit cet établissement, en proie au « nomadisme » du corps professoral, à des luttes intestines pour des motifs incroyables, devant le silence ou l’insouciance des responsables officiels concernées .Et , avec une seconde unité dont les chantiers demeurent interminables et l’encadrement indigent (la F.P.E), le noyau universitaire d’ici mettra bien du temps à germer , pousser , grandir et donner les fruits escomptés. Le semblant de rayonnement scientifique que l’institution semble retrouver ces derniers temps ne trompe que les moins avertis, un audit rigoureux révélerait la gouvernance « exemplaire » et l’usage fait des deniers publics.
L’unité de mise en bouteilles de gaz au voisinage de cette « Bastille » avec sa nouvelle façade métallique, semble bien plus utile à la population besogneuse et résignée de Ksar es Souk. Si l’Union Européenne nous a généreusement offert un établissement pour combattre le sous développement dans cette zone reculée, les nôtres ont réussi à en faire un « cadeau empoisonné », voilà notre bel exploit !! Nous nous permettons de conclure, avec amertume, que les bienfaiteurs perdent leur argent, leur savoir, et leur savoir-faire. La « malédiction » semble ne plus vouloir nous quitter….il nous faudrait un « formatage » culturel profond, dont le logiciel n’est pas encore mis au point.
A. Mehdaoui, observateur local

Pétanque

La région du Tafilalet a désormais sa ligue


La ligue de pétanque Centre-Nord s’est scindée en deux permettant à Errachidia d’abriter ce qui s’appellera désormais la ligue Tafilalet et qui comptera 14 clubs et associations.
Cela semble tomber à pic car le fameux local des boulistes tant attendu (1) et dont les constructions sont sur le point de s’achever pourra lui servir de siège.  Ainsi, le 10 décembre dernier, à la salle Palestine, s’est tenue l’assemblée d’installation du comité directeur qui veillera au fonctionnement des affaires du nouveau-né. Après l’audition de quelques versets du Coran, des personnalités se sont succédé au micro pour souligner l’importance de cet événement.
Pour beaucoup d’observateurs locaux, Errachidia mérite amplement d’avoir été choisie comme chef-lieu de ce sport qu’il admire grâce à sa connaissance personnelle de certains de ses pratiquants. Cette décentralisation sur le plan sportif s’opère à un moment où le royaume s’apprête à adopter une vaste stratégie de régionalisation. Et déjà un premier engagement de la part du conseil de la ville Le premier vice-président du conseil municipal s’est avoué à la disposition du nouveau bureau de la ligue et a promis son soutien chaque fois qu’il en sera besoin.  Le délégué provincial du ministère de la jeunesse et des sports va dans le même sens que l’ensemble des orateurs et réitère sa volonté de coopérer en proposant un partenariat avec la nouvelle ligue. Toutes les interventions augurent donc d’un bel avenir pour la pétanque.   Quant à monsieur Mohamed Bouazza président de l’Association Sportive de Pétanque d’Er-Rachidia (ASPE) et nouvellement élu premier vice-président de la ligue Tafilalet, il jubile et va même jusqu’à dire que ce 10 décembre est une date historique dans la vie sportive de la ville. A la question de savoir si cet étrécissement ne risque pas d’affecter le niveau et le piment du jeu du fait que certains clubs de villes maintenant “éloignées” comme Fès, Meknès, Ifrane, Azrou …pourraient avoir quelque réticence à venir à nos concours officiels, M Bouazza dit qu’il leur fait confiance et que leur sympathie pour notre ville dépasse tout obstacle. N’empêche! Quand on sait que le succès d’un concours dépend de la valeur des prix mis en compétition, il pourrait être légitime de se faire des soucis.
Voilà en quoi les notables de la ville pourront collaborer avec la nouvelle ligue.

Lahsen Faska

Liste du comité directeur de la nouvelle ligue

Jelloul SGHIRI président
Mohamed BOUAZZA 1er vice-président
Lahcen GUERDOU 2ème vice-président
Abdelaziz AQDIM 3ème vice-président
Ahmed Qwiwch 4ème vice-président
Moha GUERJOU secrétaire général
Mohamed JABRI secrétaire- adjoint
Mohamed EL IBRAHIMI trésorier
Mohamed Wahbi trésorier –adjoint
Abdelaziz MOUHAJIR assesseur
Hamid EL AISSAOUI assesseur
Abdelaziz JAAFAR assesseur
Abdelkader EL GHARCHI assesseur

 

Le patrimoine oasien revisité par le CNDH

Richesses économiques, diversité ethnique, grandes potentialités humaines et grandeur géographique, telles sont les caractéristiques d’un sud-est marocain qu’enferme la région « Dra-Tafilalet », composée des provinces d’Errachidia, Ouarzazate, Tinghir et Zagora.

Cette région, récemment créée, mais non encore officialisée et dont les instances administratives ne sont pas encore mises en place, est considérée comme étant la plus sous-développée des régions du Maroc et la plus injustement marginalisée. Initié par le conseil national des droits de l’hommes ( CNDH), en collaboration avec la Fondation du grand Ouarzazate,  ce colloque qui aura lieu à Ouarzazate, les 21 et 22 janvier 2012, sous la devise «  les Oasis du Dra et Tafilalet, culture, histoire et développement, quelle stratégie régionale intégrée ? », s’inscrit dans le cadre du programme d’accompagnement de l’instance équité et réconciliation ( IER 2)  qui consiste  à sauvegarder la mémoire collective de cette région dans l’objectif de créer et mettre sur pied un musée  abritant le patrimoine, historique, immobilier et mobilier de la région Dra Tafilalet.  Cette rencontre scientifique de grande envergure, sera également une occasion pour un panel, d’historiens, anthropologues, géographes, sociologues et ethnologues,  ainsi qu’une panoplie d’acteurs  associatifs issus de cette région, pour débattre  et discuter d’une série de sujets fixés autour de la relecture et la réécriture de l’histoire des oasis, l’inventaire des richesses patrimoniales et culturelles des oasis, l’identification de pistes de préservation et revalorisation  des cultures et patrimoines des oasis du sud-est, et enfin l’ébauche des grandes orientations pour la création d’un musée régional capable d’abriter toutes les richesses de cette région.
Les espoirs des acteurs locaux sur cette manifestation sont grandes, tellement les déboires du passé sont énormes.    

Aziz Laafou

Zagora

Raccordement de 450 villages au réseau électrique

Un budget de 259 millions de dirhams (MDH) a été alloué au raccordement de 450 villages de la province de Zagora au réseau électrique, depuis la première tranche du Programme d’électrification rurale global (PERG) lancée en 1996.
La Direction régionale de l’Office national de l’électricité à Ouarzazate a indiqué que 24.950 familles ont bénéficié de ce programme, estimant que le taux d’alimentation électrique atteindra 99 pc à la fin de la deuxième phase de la quatrième tranche, contre 11 pc en 1996.
Le taux de raccordement à l’électricité dans la province de Zagora a connu un progrès continu depuis le lancement du programme, passant de 70 pc en 2000 à 92 pc en 2004 et 97 pc en 2010.
Une enveloppe budgétaire de 300 MDH serait réservée au raccordement du monde rural de la province de Zagora au réseau électrique à la fin de la quatrième tranche du programme, précise la même source, ajoutant que 512 douars bénéficieraient de ce programme.(MAP).

 

Aéroport international d’Ouarzazate

Hausse des passagers à fin novembre 2011

Le nombre de passagers, qui ont transité par l’aéroport international d’Ouarzazate, a atteint 71.601 à fin novembre dernier contre 69.975, soit une hausse de 2,32 pc par rapport à la même période de 2010.
Selon un rapport de l’Office national des aéroports (ONDA), cette hausse est due à l’augmentation du nombre des voyageurs ayant opté pour des vols nationaux réguliers (+6,80 pc), passant de 45.013 à fin novembre 2010 à 48.078 à fin novembre 2011.
Le rapport relève une progression du nombre des passagers qui ont emprunté les vols réguliers internationaux (16.939 contre 15.604).
Cette tendance haussière a concerné également les passagers qui ont utilisé les vols transit (+16,93 pc), passant de 2.828 à fin novembre 2010 à 3.307 en novembre 2011, selon la même source.
En revanche, l’ONDA note un recul de 49,35 pc du nombre de passagers sur les vols charters (3.307 contre 6.530).