| Mission de la Minurso au Sahara marocain : Ross n’a pas fait preuve d’impartialité |
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| Actualités |
| Écrit par B. Amenzou |
L'Envoyé personnel du secrétaire général des Nations-Unies pour le Sahara, Christopher Ross n’aurait pas fait preuve d’impartialité lors de la rédaction du dernier rapport, sanctionnant sa tournée dans la région. C’est ce qui ressort d’une interview accordée par le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Saâd Eddine El Othmani à notre confrère «Akhbar Al Youme».
Et c’est d’ailleurs, la mission pour laquelle s’est envolé le chef de la diplomatie marocaine à Washington pour rencontrer, a-t-il dit, le secrétaire général des Nations unies, Ban-Kimon et les membres permanents du Conseil de sécurité afin d’exposer la vision marocaine des choses et le refus catégorique de tout déraillement par rapport à la feuille de route mise en place pour trouver une solution politique à la question du Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine. M. El Othmani indique que Ross a employé dans son rapport des termes ayant des «connotations hostiles au Maroc et lui portent préjudice.De même, dénonce le chef de la diplomatie marocaine, l'Envoyé personnel du secrétaire général des Nations»-Unies pour le Sahara outrepassé sa mission qui consiste à surveiller le respect du cessez-le feu dans la zone. Et d’ajouter que ses rapports contenaient de fausses informations à propos de la coopération du Maroc avec les équipes de la Minurso. S’agissant des pourparlers informels entre le Maroc et les représentants du «polisario» à Manhasset, le chef de la diplomatie marocaine fait savoir qu’il n’y a aucune avancée dans ce sens depuis deux ans à cause notamment des positions figées de l’autre partie qui défend toujours des thèses caduques. Alors que, a-t-il souligné, le Maroc a mis sur la table comme base unique pour les pourparlers l'initiative novatrice d'autonomie des provinces du sud. Jugée, d’ailleurs, «sérieuse, productive, et crédible» par tous les membres permanents ; du Conseil de sécurité et l’ensemble de la communauté internationale. La résolution onusienne, 2044 votée à l’unanimité, a cité avec satisfaction les efforts du Maroc dans le processus de paix, via sa proposition ‘crédible’ présentée dés 2006, d’adopter au Sahara un régime d’autonomie, en plus de l’implantation de deux antennes à Laâyoune et à Dakhla du conseil national des droits de l’homme. Dans cette même résolution, le conseil de sécurité invite encore une fois le HCR à recenser les Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf. Il faut dire ici et enfin qu’après la proposition du projet d'autonomie, comme solution réaliste à la question du Sahara, garantissant la cohésion, l’instauration de la paix et la prospérité des populations des provinces du sud, Rabat a toujours montré sa bonne foi à la communauté internationale en vue de trouver une solution politique à ce conflit artificiel qui n’a que trop duré. De plus, la communauté internationale est bien au fait des blocages artificiels qui pénalisent la région et lui font courir les risques d’extensions de la menace terroriste d’Aqmi. |