| Un Bac sans goût ni saveur : Non, on ne badine pas avec les valeurs …. |
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| Actualités |
| Écrit par Anas Azizi |
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A peine sortis des examens national du Bac, les élèves ont commencé à raconter sur les chaînes des radios privées les méthodes de triche. Portables, écouteurs, Bluetooth, petites photocopies de cours miniaturisées… bref une mascarade. Sur les ondes d’une radio privée, un animateur, bien « populaire » du reste, affirme avoir reçu à huit heures deux minutes l’extrait d’une épreuve de la part d’un candidat !!!
Mais durant toute son animation radio, jamais, une fois, l’animateur n’a interrompu ses interlocuteurs pour leur demander s’ils sont satisfaits et bien à l’aise de leurs actes et s’ils pensent que c’est comme cela qu’on édifie une société éprise de valeurs d’honnêteté et d’intégrité… Le seul leitmotiv rabâché tout au long de la matinée a été : « Mais le ministère de l’éducation nationale affirme qu’il n’y a aucune infiltration des examens » !!! Comme quoi, le seul responsable était le département d’El Ouafa. Ce dernier a certes confirmé que des épreuves ont été infiltrées sur Facebook, en déclarant sur les ondes d’une radio privée que « toute réponse semblable au corrigé diffusé sur facebook sera nulle et non avenue ». Le Bac est devenu un thermomètre majeur de la validité, de l’état de santé et de la pertinence de notre système éducatif. Partant, il est impérativement d’attester que le système éducatif se porte mal, malade, en coma, agonisant peut-être… Quoi faire donc ? Sûrement pas en rigoler avec les jeunes, gage d’avenir, sur les mass médias comme s’ils viennent de signer un grand exploit ? Certainement ne pas s’amuser avec les jeunes, qui se croient vainqueurs dans une rencontre les ayant opposés aux profs !!! Non, on ne badine pas avec les valeurs de toute une société. Certes, le ministère assume une grande responsabilité dans tout ce qui arrive. Les parents aussi, qui ne cherchent et ne demandent qu’un résultat final sans aucun suivi ni accompagnement. Les professeurs assurant la surveillance, devraient aussi se montrer plus rigoureux, au lieu de faire montre un laxisme sans pareil. « On rigole ensemble, les profs étaient très sympa… », raconte une jeune candidate. Bref, il ne faut pas généraliser, et plusieurs profs assument leurs responsabilités, mais un constat bien patent aussi laisse augurer d’un désengagement total d’une responsabilité combien lourde. Et bien évidemment, les médias doivent jouer leur rôle dans la dénonciation de la situation actuelle d’un Bac sans goût ni saveur, mais aussi dans la condamnation de tout acte relevant de la triche. |