| Activité des éleveurs de volaille face à la hausse de la chaleur : Pas de grosses pertes pour les zones côtières |
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| Écrit par Fairouz El Mouden |
La montée en flèche du mercure ces derniers jours ne semble pas se calmer de sitôt. Les conséquences néfastes sur l’activité des éleveurs de volaille restent variables selon les zones géographiques. En tout cas, le littoral est beaucoup moins touché par les dégâts de la chaleur que les autres régions.
Après le premier bilan évalué à près de 131millions de dirhams de perte, les professionnels avicoles préfèrent attendre la baisse des températures pour dresser un nouveau bilan sur les contre-performances du secteur. La chaleur continue de sévir toujours et pèse de tout son poids sur le secteur, indique un professionnel requérant l’anonymat. Il confirme néanmoins que les zones côtières n’ont pas connues de gros dégâts comparativement aux autres régions comme Marrakech, Fès, Meknès ou encore Ouarzazate. Généralement, explique notre source, pendant cette période de hausse des températures, les éleveurs de volaille dans les zones non côtières baissent leur production. Et ce sont les villes du littoral qui assurent l’approvisionnement en volaille des autres régions dites très chaudes. En plus, indique ce professionnel, l’on se prépare de plus en plus mieux pour gérer cette situation avec le minimum de dégâts. D’ailleurs, dit-il, malgré les préjudices de la chaleur, les prix restent contenus à des niveaux raisonnables. Le prix du kilogramme à la ferme n’a pas dépassé 13,25 dirhams hier mardi contre 12,25 dirhams le vendredi 13 juillet 2012. C’est autant dire qu’avec la flambée des cours des matières premières (huile de tournesol et soja) sur le marché international et les pertes occasionnées par les vagues de chaleur, les éleveurs arrivent à peine à couvrir leur prix de revient. Pour rappel, après la canicule du mois de juin dernier, les prix de volaille ont été revus à la hausse pour frôler les 18/19 dirhams le kilogramme au prix du détail. |