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5 conseils pour rendre son enfant heureux PDF Imprimer Envoyer
Écrit par admin   

La confiance en soi

• Montrez à votre enfant qu'il vous rend heureux(se)

Avant tout, montrez-lui la joie que vous avez de l’avoir pour enfant. Vous avez été si heureuse le jour de sa naissance, vous lui trouvez plein de qualités et vous croyez en ses capacités… Dites-le lui que vous l’aimez tel qu’il est !

 

Il pourra puiser toute sa vie dans ce capital narcissique qui lui donnera des ailes.

• Encouragez et complimentez votre enfant

N’hésitez pas à lui faire des compliments, même au berceau. Mais attention, pas des louanges du style « Tu es formidable, extraordinaire, super, génial… » dénuées de contenu et donc de sens. Plutôt que des flatteries inutiles, ciblez des situations bien précises. « Tu as fait un gros dodo, c’est bien ! », « Bravo pour ton dessin, il est très joli », « Tu as mis la table sans que j’aie à te le rappeler », « Tu as été très gentil avec ta petite soeur ». Ainsi, votre enfant saura ce que vous encouragez précisément en lui.

• Ne critiquez pas votre enfant en tant que personne

Vous avez le droit de lui reprocher son attitude (malgré vos avertissements, il a cassé votre beau vase), ses actes (elle a fait pleurer son petit frère), ses paroles (il a insulté un camarade) mais pas lui. En effet, si vous lui dites sans autre forme de procès : « Tu es insupportable », « Quel vilain garçon », vous lui donnez une mauvaise image de lui-même sans la possibilité de faire mieux. Vous sapez sa confiance en lui. De même, s’il vous répète « Je suis moche », « Je suis nul » ou « Je suis bête », reprenez-le. Sinon, il finira vraiment par le croire !

• Faites attention à ce que vous dites

Attention aux petites phrases assassines qui, dites quotidiennement sans en avoir l’air, coupent les ailes. « Laisse, je vais le faire, tu es trop petit », « Donne-moi ça, tu n’y arriveras pas », « Quel empoté tu fais, j’irai beaucoup plus vite… » Ce qu’il entend, c’est qu’il n’est pas capable de le faire. Il peut en déduire alors que tenter de nouvelles expériences ne servira à rien. Mieux vaut lui dire : « C’est bien, tu as essayé. La prochaine fois, je te montrerai comment faire encore mieux. »

• Positivez avant de critiquer

Avant d’émettre une critique (justifiée), commencez par positiver. « Il est beau ton coloriage ! Il aurait encore été plus joli si tu n’avais pas débordé sur les côtés. Tu réessayeras demain. » Sachez reconnaître ses petits progrès, même minuscules. Rien de tel pour avoir envie de se dépasser dès le lendemain !

• Aidez votre enfant à accepter ses échecs

Même les plus grands sportifs et les plus grands chercheurs doivent y faire face et ne réussissent pas à tous les coups. D’ailleurs, vous-même avez raté la cuisson du gâteau hier ! Se tromper, c’est apprendre à tenir compte de ses erreurs et en rechercher les raisons. C’est comme cela que l’on progresse. Il est donc inutile de ruminer ses échecs.

• Ne niez pas les complexes de votre enfant

Il bute sur les mots, il a les oreilles décollées, c’est le plus petit de sa classe, ses cheveux sont roux flamboyant ? Parlez-en avec lui et rassurez-le, tout le monde est différent et c’est ce qui fait la richesse de l’être humain. Lorsque c’est possible, trouvez des solutions : un rendez-vous chez le médecin ou l’orthophoniste par exemple.
 

La frustration

• Expliquez à votre enfant qu’on n’est pas tout le temps heureux

Non, le bonheur n’est pas un état permanent. Dès 2 ans, il peut le comprendre. Il y a des jours où on est moins heureux que d’autres. La vie comporte des alternances de joies et de peines, d’efforts et de récompenses, de chances et de malchances. Et on n’obtient pas toujours ce qu’on veut !

• Faites patienter votre enfant

Répondre immédiatement à ses désirs, c’est le leurrer en lui faisant croire qu’il suffit de demander pour avoir. Il réclame un jouet ? Faites-lui savoir que vous avez bien entendu sa demande. « Tu en as envie, très bien. Mais il va falloir que tu attendes un peu, tu l’auras pour ton anniversaire. » L’attente accroît le plaisir, son cadeau n’en n’aura que plus de prix à ses yeux.

• Ne niez pas ce que ressent votre enfant

Il pleure à chaudes larmes parce que vous avez éteint la télé ? C’est parce qu’il en éprouve une vraie souffrance. Ne dites pas : « Tu exagères » ou « Arrête ton cinéma ! ». Mais plutôt : « Je comprends que tu aurais aimé voir la suite mais l’épisode de ton dessin animé était terminé et, de toute façon, il est l’heure de passer à table. »

• Sachez dire « non » à votre enfant

Si aucune contrainte, aucune règle de vie ne lui est donnée, votre enfant va persister dans son rêve infantile de « toute-puissance ». Autrement dit, il va continuer à croire qu’il peut tout faire et tout obtenir. Il va nécessairement se heurter à la réalité… et tomber de haut. En prenant conscience qu’il ne peut pas tout, il risque d’en conclure qu’il ne peut rien et éprouver un sentiment d’impuissance devant la vie. En outre, les limites sont structurantes. Sans frustrations et sans interdits, un enfant n’est pas heureux, car rien ne le satisfait jamais. Avec le risque qu’il en soit ainsi tout au long de sa vie.

• Ne capitulez pas

Même s’il crie, pleure et/ou vous adresse un regard suppliant, ne capitulez pas. En baissant les bras, vous en feriez un enfant roi, habitué à considérer que ses désirs sont des ordres. Le jour où il n’obtiendra pas ce qu’il veut, la frustration sera telle qu’il ne pourra réagir que par la colère et l’agressivité.

Le goût de l'effort

• Dites à votre enfant que l’on n’a rien sans rien

En effet, les petits enfants (jusqu’à 7 ans au moins) fonctionnent uniquement sur le mode plaisir : « Je veux ça, je prends ça, moi d’abord, viens tout de suite maman… ! » Ils ont l’impression qu’il est très facile d’obtenir tout ce que l’on désire en claquant des doigts… « Si t’as plus de sous, on va à la banque, hein maman ? », « Ma voiture est cassée, c’est quand qu’on en rachète une autre ? » Chez eux, l’effort n’est pas inné, il est le fruit d’un long apprentissage.

Mais plus on en fait, plus il est facile d’en faire, et plus on est heureux de s’être dépassé… En donnant à votre enfant le goût de l’effort, vous lui apprenez que tout se mérite. Il vous remerciera plus tard.

• Apprenez à votre enfant à terminer ce qu'il a commencé

Il a commencé un collier pour sa mamie ? Il ne l’abandonne pas sous prétexte qu’il « n’est pas beau », il le termine. Il a entrepris d’empiler les jouets dans son coffre ? Il finit le rangement avant le dîner. Avec de la persévérance, on obtient un résultat.

• Confier des petites tâches à votre enfant

Mettre la table, vous aider à ranger les courses dans le placard, plier ses vêtements et les poser sur la chaise… N’oubliez pas de le féliciter pour l’aide apportée et de lui dire à quel point vous êtes content(e). Il saura ainsi qu’il vous a fait plaisir… un sacré moteur pour tout ce qu’il accomplira ensuite.

• Faites faire du sport à votre enfant

Le sport est le domaine par excellence où les résultats ne sont pas immédiats, car de nombreux efforts sont nécessaires. Il faut souvent s’entraîner pour s’améliorer, supporter ses mauvaises performances et toujours recommencer. Mais au bout, c’est la récompense !

La sécurité

Dès la naissance de votre enfant, soyez attentif à ses demandes, faites-lui sentir qu’il peut compter sur vous.

Votre tout-petit a besoin de relations chaleureuses et stables. Il doit sentir que le monde qui l’entoure n’est pas hostile, que le ciel ne va pas lui tomber sur la tête ! C’est ce qui va lui permettre d’acquérir la sécurité de base dont il a besoin.

Ayez un comportement régulier, évitez les brusques sautes d’humeur, établissez des petits rites (bain, coucher, repas, jeux) qui rythment la vie et qui rassurent. N’hésitez pas non plus à le prendre dans vos bras aussi souvent que vous en avez envie, à la regarder, à le toucher, à lui parler.