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Fait divers : Un horrible crime pour 200 dirhams |
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Actualités
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Écrit par Mohamed Younes
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Chassé par la misère et le chômage dans les régions d’Essaouira, un jeune, les vingtaines, a débarqué ces dernières années dans la capitale économique du pays. Après avoir travaillé comme marchand ambulant, il a pu trouver un local à Sidi Maârouf où il vendait les épices. Il travaillait d’arrache-pied pour s’en sortir avec les charges du loyer et économiser une certaine somme
d’argent lui permettant de vivre tant bien que mal et d’envoyer une partie à sa famille avec laquelle il était resté toujours en contact. Au fil du temps, il fait connaissance avec un jeune ouvrier, originaire également de la région d’Essaouira, qui travaille dans les chantiers de construction. Il lui rendait visite de temps en temps au lotissement Zoubir au quartier El Oulfa pour discuter des problèmes de la vie et d’évoquer des histoires de leur région natale. Un jour, le jeune ouvrier, âgé à peine de dix neuf ans, s’est rendu chez le commerçant des épices à Sidi Maârouf. L’objectif de la visite était d’acquérir auprès de son ami le commerçant un ensemble d’épices qu’il désire emporter avec lui lors de son prochain voyage au bled. Après quelques négociations, la transaction est effectuée entre les deux parties. Les marchandises valent une somme de six cent dirhams. Le jeune ouvrier demanda au commerçant de l’accompagner au lotissement Zoubir pour lui remettre la somme d’argent objet de la transaction. Le marchand accepte, croyant que c’est une autre occasion pour passer quelques moments avec son ami autour d’un verre de thé dans un garage où il passe la nuit au quartier El Oulfa. Les deux jeunes se dirigèrent alors, à bord ‘une moto, au quartier El Oulfa. Une fois sur les lieux, le commerçant s’est rendu compte que son ami l’ouvrier n’a que 400 dirhams et il lui manquait encore deux cent dirhams. L’ouvrier proposa alors à son ami le commerçant de lui accorder des facilités de payement pour pouvoir s’acquitter du reste après son retour du bled. La proposition a été rejetée. Les discussions entre les deux parties virèrent à la dispute. En ce moment, l’ouvrier saisit une grande barre de fer et asséna à son ami un coup violent sur la tête, le descendant, sur terre, corps sans âme. Il prit le soin de dissimuler le cadavre au fond du garage et prend la destination d’Essaouira. La famille de la victime qui a l’habitude de recevoir ses appels chaque jour n’a plus aucune nouvelle sur son fils. Quatre jours plus tard, deux membres de sa famille débarquent à sa recherche à Casablanca. De Sidi Maârouf, ils se rendirent au lotissement Zoubir sachant que la victime rendait visite à un jeune qui y réside. Ils trouvèrent la porte du garage fermé et des odeurs nauséabondes se dégageaient des lieux. Ils avisèrent la police qui découvrit le cadavre de la victime dissimulé au fond du garage. Les investigations ont conduit les limiers de Hay Hassani à l’arrestation du meurtrier qui a avoué en racontant ce triste film des événements. Après la reconstitution de cet horrible crime, le meurtrier a été déféré devant le Parquet pour homicide volontaire et vol. Deux familles sont endeuillées, l’une a perdu son fils dans ces conditions tragiques et l’autre verra le sien derrière les barreaux pour certainement de longues années.
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