| Aziz Rebbah, ministre de l’équipement et du transport : 400 millions DH pour réduire le nombre d’accidents |
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| Écrit par admin |
Le ministère de l’équipement et du transport a mobilisé 400 millions de dirhams pour éliminer, en trois ans, les “points noirs” sur les routes, afin de réduire le nombre des accidents, a indiqué, mardi, le ministre de l’équipement et du transport, M. Aziz Rebbah, précisant que cette opération a porté principalement sur les passages à niveau.
Dans une réponse à une question orale à la chambre des Conseillers relative à la conservation et maintenance des routes, présentée par le groupe de l’Union marocaine du travail (UMT), M. Rebbah a fait part de la détermination de son département à investir dans la sécurité sur les routes, soulignant qu’une proportion minime des accidents est attribuée aux conditions des routes. M. Rebbah a relevé que le ministère a accepté, dans le cadre d’un appel d’offres national, les programmes de 90 associations œuvrant dans le domaine de la sensibilisation des enfants et des jeunes aux dangers de la route, précisant que cet appel d’offres est doté de 10 millions DH. Le ministre a ajouté dans le même cadre que les autocars, les camions et les taxis seront dotés de réveils pour prévenir les accidents de la route, faisant savoir que son département est décidé à renforcer les vérifications in situ des centres de contrôle technique des véhicules ainsi que les missions de surveillance de la gendarmerie royale et de la sûreté nationale. A ce propos, M. Rebbah a indiqué que son département a demandé à la commission nationale de prévention des accidents de la route d’élaborer une étude sur les conséquences sociales des accidents, ajoutant que ce fléau nécessite une approche globale comprenant les aspects techniques (maintenance), le renforcement des contrôles et l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine éducatif et la sensibilisation. Dernièrement, le ministre avait souligné que les centres de contrôle technique, les propriétaires et les conducteurs des autocars seront soumis à des contrôles “sévères” pour faire face aux accidents de la circulation. Dans une déclaration à la presse, M. Rebbah a souligné que les centres contrevenants “seront sévèrement punis et peuvent faire l’objet de retrait de licence et de poursuites pénales, parce qu’il s’agit là de la vie des citoyens”. La responsabilité du détenteur d’agrément de transport par autocar faisant preuve de négligence (état des véhicules et contrôle des conducteurs) sera également engagée, a-t-il ajouté, rappelant, à cette occasion, la décision de renforcer le contrôle de l’état technique des autocars de transport de voyageurs au niveau des gares routières. Il a fait part de l’accélération de la cadence des appels d’offre relatifs au contrôle par radars et caméras sur les routes et dans les agglomérations, précisant que ce processus sera mis en place dans le cadre de la gestion déléguée en faveur du secteur privé qui bénéficiera d’un pourcentage des amendes perçues par l’Etat. Il existe “une obstination” chez certains conducteurs à enfreindre la loi, en dépit de la sévérité du Code de la route sévère et l’amélioration de l’infrastructure routière, a-t-il déploré, notant que les études ont démontré que 90 pc des accidents de la route sont dus à des facteurs humains liés au comportement du conducteur. M. Rebbah a, par ailleurs, a fait état de l’intention de transformer le Comité national de prévention des accidents de la circulation en une agence de réglementation et de promotion de la sécurité routière, expliquant que l’approche préventive mettra en avant le comportement des conducteurs à travers les médias, l’art, l’éducation et la sensibilisation religieuse, en partenariat avec la société civile, le secteur privé, les compagnies pétrolières et les professionnels du transport. A cet égard, il a mis en avant que le ministère a reçu, dans le cadre d’un appel d’offres, 100 propositions de projets présentées par la société civile relatives à la sensibilisation à la sécurité routière qui seront financées à hauteur de 100 millions de dirhams, en plus de la mise en place d’une ligne verte permettant aux citoyens de signaler toute anomalie observée sur les autocars. |