journal albayane

Ross tente de «raisonner» le polisario PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Écrit par M. Ouled Boah   

L’envoyé spécial de Ban Ki-moon à Tindouf


En avril 2008, Peter Van Walsum,ancien Envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU au Sahara, est parvenu, après plus de quatre année de recherche acharnée d’une solution à ce conflit artificiel, à une conclusion claire et nette. Et il l’a exprimée ouvertement en demandant au polisario d’être réaliste, car indépendance et référendum au Sahara sont irréalisables.

Pour le diplomate hollandais, «l’indépendance du Sahara occidental n’est pas un objectif réaliste». D’ailleurs l’on se rappelle qu’en réaction à cette conclusion qui ne souffre aucune ambigüité, le représentant permanent des États-Unis auprès de l'ONU à l’époque, Zalmay Khalilzad, avait alors déclaré que Van Walsum «a passé beaucoup de temps à travailler sur ce dossier et il a présenté une analyse et des suggestions franches qui méritent une considération sérieuse». Cette conclusion sera renforcée par la proposition marocaine, présenté en 2007, d’un plan, jugé sérieux et crédible par la communauté internationale, et qui accorde une large autonomie au Sahara sous souveraineté marocaine.

L’actuel Envoyé spécial de Ban Ki-moon au Sahara, Christopher Ross, arrivé hier à Tindouf dans le cadre d’une nouvelle tournée, est-il en train d’aller sur les traces de Van Walsum ? Tout le laisse croire. Ne serait ce d’abord que parce que l’autre partie est aujourd’hui aux abois : contestations populaires de plus en plus grandissantes dans les camps de Tindouf, révélations fracassantes sur le détournement de l’aide internationale… Une situation d’effritement avancé qui n’a pas échappé à Christopher Ross, malgré les tentatives des dirigeants du polisario visant à lui cacher cette vérité criarde.

Selon plusieurs observateurs et médias, l’Envoyé onusien, lors de sa dernière visite dans les camps de Tindouf, où il a passé trois jours en février dernier, aurait déjà demandé au polisario de choisir entre l’autonomie ou la fédération. Et que toute autre alternative, celle surtout prévoyant l’indépendance, était chimérique. «Un Etat au Sahara est impossible», aurait ouvertement déclaré Ross à ses interlocuteurs, interloqués par cette franchise directe.

C’est donc en prévision du rapport qu’il doit présenter devant le Conseil de sécurité de l’ONU en avril prochain, que Ross est actuellement à Tindouf pour tenter de «raisonner» le polisario, en lui signifiant clairement que l’ONU, soucieuse de la stabilité et de la paix dans cette région maghrébo-africaine, n’a plus d’autre choix que de souscrire au plan marocain d’autonomie et aider à sa mise en œuvre pratique pour mettre fin définitivement au conflit factice du Sahara.

 

A propos

Moment politique fort Moment politique fort La rencontre consultative qui a réuni le weekend  dern...

Parlons en

Sahara marocain : la rage folle d’Alger Sahara marocain : la rage folle d’Alger Le régime algérien est décidément entré dans une rage...

Ainsi va l'Afrique

Le Bouteflika burundais Le Bouteflika burundais actuel  président du Burundi s’entête toujours à vouloir violer, coûte que coûte, la Constitution de son pays. Il a ainsi décidé de se repr...

chroniques

Tayeb et sa société «mémorable» Tayeb et sa société «mémorable» Il est artiste par amour pour les autres, pour l’Autre...

Autrement dit

Interview

Journaliste et écrivain, une dualité passionnelle Journaliste et écrivain, une dualité passionnelle Peut-on différencier l’écriture en fonction de l’a...

Eclairage

L’unité de la pensée et de l’action L’unité de la pensée et de l’action Entre l’intellectuel et l’idéologue qu’il était,...

Point de vue

Le sens des responsabilités doit constamment primer Le sens des responsabilités doit constamment primer Khalid Naciri fait le point sur la situation politique gén...

Hors champ

Le travelling…une affaire de morale Le travelling…une affaire de morale Ethique et esthétique «Le réel doit être fictionn...

Amicalement votre

BREXIT : Et Si la Grande Bretagne quittait l'UE? BREXIT : Et Si la Grande Bretagne quittait l'UE? Dans quelques semaines, 65 millions de britanniques vote...

A vrai dire

Intellectuels, réveillez-vous! Intellectuels, réveillez-vous! Devant les signes de toute crise, un discours de pondér...