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Un rêve qui a vu le jour au Maroc PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Écrit par Mohamed Nait Youssef   

Cinéma d’animation en Afrique


Il pleut des films d’animation à Meknès. Le tremplin cinématographique a charmé le public nombreux de la ville ismaélite, grâce à la projection des chefs-d’œuvre des réalisateurs de renommée internationale. Des enfants, des jeunes, des adultes ont afflué quotidiennement pour la dégustation cinématographique.

Un menu varié a été servi et des expériences ont été échangées entre les professionnels du domaine et les étudiants afin de les initier à la création et à élargir leur savoir-faire en la matière. Entre les ateliers, les projections, les masters class ainsi que les projections qui ont eu un grand écho chez la relève, l’avenir de ce cinéma est entre de bonnes mains. Dans ce cadre, Abel Kouame, réalisateur et scénariste venu de Côte d'Ivoire, a projeté son film « Soundiata Kéita, le réveil du lion » en compétition officielle de cette édition.

Un film puisé dans l’histoire  de Soundiata Kéita, personnage historique ayant marqué l’histoire de l’Afrique pendant des siècles. «Il y a eu une très belle réaction du public lors de la projection de mon long métrage. J’étais agréablement surpris de voir le public  réagir positivement. Le film est inspiré  de l’histoire de Soundiata Kéita qui est un personnage très connu en Afrique de l’ouest. C’est le fondateur de l’Empire que l’on appelle Mali  qui a existé vers  1100 avant Jésus-Christ. Cet empire s’étendait du Sénégal  jusqu’au Niger. Il touche toute l’Afrique de l’Ouest. Il est considéré comme le premier qui a instruit la première charte des droits de l’Homme. C’était un élément important et très fort qui  nous a inspirés  et nous a poussés à produire ce long métrage », raconte le réalisateur. Concernant le cinéma d’animation en Côte d'Ivoire, nous dit-il,  il est encore jeune. Dans ce sens, Abel Kouame estime que l’avenir sera prometteur parce qu’il y a beaucoup de travail  à réaliser.  Abdel qui prépare un  deuxième long métrage, après le premier qui a eu la chance de  circuler un peu partout dans les festivals, croit qu’il est temps d’avoir un festival consacré spécialement au cinéma d’animation. «On va continuer l’aventure de la production de longs métrages d’animation, des séries. Nous allons former les jeunes et les sensibiliser au cinéma d’animation», conclut-il.

La Tunisie  qui panse encore les plaies de la tuerie qui  a eu lieu  au musée du Bardo, il y a quelques jours, est présente  au FICAM avec le réalisateur Taieb Jellouli qui partage les premières images de son long métrage qui est en production. Le réalisateur qui fait partie des membres du jury a animé un atelier  pour les étudiants.  «J’ai vu plus de 40 films lors de cette édition.  J’ai été ravi par la qualité du travail présenté. On a vu pas mal de beaux films. On a eu du mal à sélectionner parce qu’il y a beaucoup de films très intéressants», confie-t-il.  Le cinéma d’animation en Tunisie, précise –t-il,  est encore dans sa jeunesse. «Il y a maintenant des ateliers qui commencent  à fonctionner, des jeunes qui s’intéressent à ce cinéma. Cet art est en plein essor. Je crois que d’ici quelques années, nous verrons des productions intéressantes en Tunisie aussi». La culture et l’art sont les seules armes pour contrer cette vague de violence et cette pensée régressive qui ravagent le monde actuellement. «Ce qui s’est passé la semaine dernière à Tunis est étonnant. Je suis encore sous le choc.  Je pense que l’unique rempart contre de telles violences  c’est la culture. Nous devons promouvoir une culture de tolérance, de paix, d’ouverture pour combattre ces idées absolument passéistes et  criminelles»,  indique t-il.

Au Maroc, le FICAM et le Grand prix Aicha œuvrent pour la promotion de la création et l’incitation des jeunes au monde du cinéma d’animation. «Le prix Aicha est un pas important vers le professionnalisme. Il m’a permis de dépasser cette étape d’amateurisme, de réaliser des petites animations afin de me lancer dans de grands projets cinématographiques à venir», confie Adam Belarouchia, jeune réalisateur et lauréat du Grand prix Aicha de cette année. «Ce projet qui a remporté le prix Aicha doit être prêt pour l’année prochaine. J’envisage l’achever avant de passer à autre chose», souligne Adam qui est étudiant à l’institut national des beaux-arts de Tétouan.

 

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