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La création des richesses concentrée dans quatre grandes régions du Maroc PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par FM   

Inégalités régionales

La répartition géographique des richesses et des ressources renseigne clairement sur le taux encore important des inégalités régionales. Sur les douze régions que compte aujourd’hui le Maroc, seules quatre accaparent la part du lion dans la composition du PIB nationale soit 46,8%. La région du Grand Casablanca se place en tête avec une contribution de 17,1%, suivie de la région Sous-Massa-Daraa avec 11,6%. Rabat-Salé-Zemmour-Zaër arrive au 3e rang et participe à hauteur de 9,2% au produit intérieur brut. La région de Marrakech-Tensift-Al Haouz a amélioré sa contribution à la création des richesses nationales pour la porter de 7,5% à 9%.

Les inégalités régionales sont aujourd’hui un constat patent et visible, annonce la dernière étude de la direction des études et prévisions économiques et financières. L’étude en question intitulée «les  inégalités régionales sous le prisme de l’accès aux droits humains : de la multiplicité à l’indivisibilité» révèle une concentration géographique de la création des richesses. Sur le plan des exportations, cinq régions représentent plus de 18% du total des exportations, avec à leur tête la région du Grand Casablanca qui affiche un taux de 27.1%,  suivie de Doukala Abda avec une contribution de  21.3% et de Tanger-Tetouan avec une participation de 18.7%. La région de Sous-Massa-Daraa représente 8.3% et celle de Chaouia-Ouardigha y participe à hauteur de 6.4%.

Sur le chapitre des dépenses de fonctionnement des collectivités locales, quatre régions absorbent plus de la moitié des ces dépenses, à savoir le Grand Casablanca avec 15.4%, Rabat-Salé-Zemmour, Sous-Massa-Draa et Tanger-Tettouan.

Concernant  les régions qui disposent du meilleur placement en termes de part de l’individu dans les dépenses de fonctionnement, le premier rang revient à la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et Oued-Eddahab-Lagouira avec respectivement 1322 DH et 1218 DH par personne. La moyenne nationale de ce taux s’élève  à peine à 697 dirhams, et 470 dans la région de Taza-El Hoceima-Taounat, contre seulement 464 dans la région de Gharb-Chrarda ben Hssein.

Autre inégalité criarde, celle de la répartition des fonctionnaires de l’Etat sur l’ensemble du royaume qui traduit une concentration de 51% de cet effectif dans cinq régions du Maroc, dont notamment plus de 16.2% dans la région de Rabat-Zemmour-Zaier.

Sur le plan des investissements, les disparités régionales restent dépendantes des spécialisations sectorielles. L’étude de la DPEF annonce que les régions de Tadla-Azilal, Doukkala-Abda et Tanger-Tetouan ont dépassé la moyenne nationale, soit des taux d’investissement de 68,2%, 45,2% et 46,6%. Par ailleurs, la région du Grand Casablanca continue de représenter le taux d’investissement  le plus élevé à l’échelle nationale, soit 34,6%.

Un autre constat ressort de l’étude. C’est cette tendance de voir les écarts entre les régions changer de rythme. La nouvelle gouvernance régionale pourrait changer la donne. Ce sont désormais les régions à faibles contributions qui ont les taux de croissance les plus élevés que la moyenne nationale (1998-2012). Il s’agit de  Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et de Oued Eddahab-Lagouira, avec respectivement 11,6 et 11,3%.

En guise de conclusion, l’analyse de la DPEF précise que «la dynamique espérée du redéploiement de la réforme régionale pourra être porteuse de nouvelles espérances qui ouvriraient, toutes grandes, les vannes du progrès et du développement humain de manière plus palpable dans toutes les régions du Royaume, en mettant au cœur des politiques publiques, toutes les politiques publiques, la préoccupation centrale de notre constitution, celle des droits de l’Homme dans leur indivisibilité et dans la plénitude de leur acception universelle et sans distinction aucune».

 

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