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Développement de la citoyenneté : Lancement d’une initiative du tissu civil à Casablanca PDF Imprimer Envoyer
Régions
Une «Initiative du tissu civil pour le développement de la citoyenneté à Casablanca» a été lancée, vers la fin de la semaine dernière dans la métropole, pour la promotion de la démocratie locale et participative, de la

concertation et du dialogue et pour l’activation de la participation des casablancais dans la gestion, le suivi et le développement du travail des conseils élus. Initié par le Forum de la Citoyenneté, ce projet se veut un cadre démocratique participatif de sensibilisation et de mobilisation, de concertation et de dialogue entre les élus locaux, les parlementaires, les responsables des établissements de services publics et autres potentialités et acteurs de la société civile.
Toute une panoplie d’objectifs a été assignée à cette Initiative dont la promotion de la culture de la gouvernance démocratique locale, l’activation et la rationalisation de la relation entre les ONG et les collectivités locales, le renforcement de la participation des citoyens dans la gestion des affaires publiques, la consolidation et la qualification des conseils élus et des établissements de services publics afin qu’ils accomplissent leurs missions dans les meilleures conditions et la formation des cadres de la société civile et des acteurs locaux sur les instruments et références de la gouvernance locale.
Le programme d’action de ce réseau comporte des rencontres de dialogue et de concertation et de proposition avec les élus locaux (4), les parlementaires élus dans la ville (4), les responsables des établissements de service public(4) et les partenaires et acteurs locaux (8).
L’Initiative devra monter quatre sessions de formation pour les ONG, élus et cadres des collectivités locales, des secteurs gouvernementaux et les hommes de média, organiser des campagnes de sensibilisation et organiser quatre journée d’études et deux tables rondes. Ces dernières seront initiées en mars prochain autour de la gestion de la ville et du rôle de la société civile dans cette gestion.
Trois commissions en charge du suivi, de la réalisation et l’information seront constituées dans le cadre de cette Initiative également montée par «l’Institution l’Avenir» et qui compte comme partenaires les ONG, les corps élus de la région de Casablanca, les délégations ministérielles et établissements de services publics, le secteur privé, l’Université Hassan II, la Direction des collectivités locales, L’Agence de développement social et plusieurs médias.

Point de mire
Compte administratif


Le Conseil de la ville de Casablanca tiendra vendredi prochain à la grande salle du siège de la wilaya sa session ordinaire au titre du mois de février. Cette session, qui est consacrée notamment à l’examen et l’approbation du compte administratif au titre de l’exercice de 2010, se tient sur fond de scandales et de virulentes critiques adressées au bureau de la Commune à propos de sa gestion des affaires locales de la ville. Les réunions de la commission chargée des finances, qui se tiennent depuis le début de ce mois en vue de préparer les documents nécessaires à ce fameux compte, finissent parfois en queue de poisson. De même, ces réunions sont souvent émaillées par des manœuvres des élus-courtiers qui travaillent à la solde de certains promoteurs immobiliers en vue d’introduire un projet à l’ordre du jour ou de suspendre un autre. Cela est devenu un secret de Polichinelle. La prochaine session de la commune s’annonce houleuse. Des questions en corrélation directe avec le quotidien des citoyens n’ont pas été inscrites à l’ordre du jour de cette session. Ceci, au moment où les décideurs de la ville projettent de concéder le secteur du transport des blessés et des morts de la ville au secteur privé. Cette question suscitera certainement de chauds débats. Les élus du parti de l’Istiqlal (PI) comme ceux du parti de la justice et du développement (PJD) pourraient monter au créneau et protester contre le maire de la ville qui a rejeté tous les points que ces deux formations politiques lui avaient proposés pour l’ordre du jour de la session. Les questions liées aux inondations ayant frappé la capitale économique du pays le 30 novembre 2010 seront également évoquées, selon des sources concordantes, surtout que le Conseil n’a rien entrepris dans ce sens. En tout cas, les interventions dans le cadre des «points d’ordre» seront nombreuses dès l’ouverture de la session.
Ce qui porte à croire que les débats autour des points inscrits à l’ordre du jour ne seront entamés que vers la fin de la journée. Et en fin de compte, le fameux compte sera approuvé, indiquent des sources du conseil de la ville, avec au maximum une quarantaine de voix, comme cela fut le cas durant les précédentes sessions.
Il faut dire que depuis l’élection de l’actuel Conseil de la ville et la composition de son Bureau avec une majorité hétéroclite, les comptes administratifs de la Commune et les projets de budget n’ont jamais été approuvés lors des sessions tenues par le Conseil avant minuit et par seulement une quarantaine de voix dans le meilleur des cas.  «La machine à voter de Sajid». Quand la démarche est incohérente, la stratégie est absente, la majorité est hétéroclite et la transparence fait défaut, l’on ne pourrait s’attendre qu’à de pareilles manœuvres.

B. Amenzou

 

Pignon sur rue


Saisie de viandes impropres à la consommation
La Gendarmerie royale de Casablanca a saisi, du 5 au 12 février courant, quelque 900 kg de viande rouge impropre à la consommation, dans le cadre de la lutte contre l’abattage clandestin. Cette campagne de contrôle s’est également soldée par la saisie de quatre véhicules ayant servi au transport de ces quantités de viande. Cinq mis en cause ont été arrêtés et présentés à la justice dans le cadre de cette opération.

Espace public : Des cafetiers squattent les trottoirs
Les services de la préfecture des arrondissements d’Al Fida Mers Sultan mènent depuis quelques mois une campagne contre l’exploitation illégale de l’espace public dans les différentes zones de la préfecture. Après le boulevard Mohammed VI et le souk Lokréâ, ladite opération touchera-t-elle la zone de 2 Mars où des cafetiers squattent illégalement les trottoirs. Blanchiment d’argent ou investissement ? En tout cas, les cafés poussent comme des champignons dans les différentes zones de Casablanca. Et ce sont des affaires juteuses. Les espaces sont dans la plut part des cas composés de deux niveaux. D’abord, il y a une terrasse où l’on ne déroge pas aux convenances. Pas de chicha et pas de musique à fond.  Mais où les trottoirs sont illégalement squattés obligeant les piétons à faufiler entre les tables et les chaises pour pouvoir continuer leur chemin devant ces clients qui préfèrent généralement suivre «les spectacles de la rue» en sirotant une boisson et en discutant, entre autres, des sujets d’actualité.

Circulation : Dos d’ânes installés anarchiquement
«Gendarmes allongés» ou «policiers couchés». Ce sont les appellations des ralentisseurs «d’os d’âne» installés anarchiquement sur plusieurs artères de la ville à hauteur des feux de signalisation ou dans les zones connaissant une forte affluence des piétons. Pour les responsables de la ville, il s’agit d’une formule pour contraindre les automobilistes à ralentir et à rouler doucement dans les zones où la vitesse ne doit pas dépasser quarante kilomètres à l’heure par exemple.  S’il y avait un respect du code de la route, ces ralentisseurs n’auraient aucune utilité.  En plus, le fait de recourir à ces formules pour obliger les automobilistes à ralentir, nous pousse à se demander à quoi servent les panneaux de limitation de vitesse et les feux de signalisation ? De même, sur certains boulevards, notamment à hauteur des feux de signalisation, des «dos d’âne» provoquent des dérangements et des risques pour les automobilistes qui ne connaissent pas les lieux. Ces «dos d’âne» ont été installés pour obliger les automobilistes à ralentir dans ces zones afin de protéger les piétons, mais lorsque les conducteurs ne les repèrent pas ce sont d’autres accidents qui pourraient être provoqués.

 

Casablanca abrite la 4ème édition du FIFE

L’innovation et le développement en question

Sous le signe «Innovation  et Développement», l’Association «Arts et Métiers»  organisera en partenariat avec l’Institut IHB ART MEDIA et ERICSSON  la quatrième  édition du Festival International du Film de l´Etudiant   du  23  au 26   mars 2011 à Casablanca( Théâtre Mohammed VI, Institut Cervantès et Villa des Arts) .

A l’image des édition précédentes, cette nouvelle édition offre un espace de partage d’idées et d’expériences dans les domaines audiovisuels entre les participants d’ici et d’ailleurs et permet aussi aux visiteurs de découvrir la dynamique  de développement socioculturel que connaît le Maroc et l’évolution qui marque le secteur cinématographique contemporain.
Formant une plate-forme  promotionnelle  présentant tout ce qu’il y a de plus récent dans le domaine   audiovisuel, ce rendez vous   fournit l’occasion propice pour faire connaître les productions des jeunes talents et répond au souci  de s´ouvrir sur toutes les expériences filmiques d´ici et d´ailleurs (films documentaires, films de fiction,  films d’animation, clips vidéo, films expérimentaux).
Par ailleurs,  ce rendez-vous annuel sera accompagné d’un programme périphérique d´activités artistiques  destiné aux participants  et cinéphiles  afin de multiplier les opportunités de rencontres et cibler au mieux les possibilités d’échange et de partenariat: exposition collective (peinture, photographie et costume historique) en collaboration avec l’Ecole Supérieur des Beaux Arts, Everycom et l’Association Bassamat des Beaux Arts, vision conférence sur les films animés en partenariat avec l’Ecole de Gobelins, hommage à feu Nourreddine Kacheté en collaboration avec Cinémag et l’Association Marocaines des critiques de cinéma…).
FIFE 2011 propose pour sa nouvelle édition un concours thématique portant sur «la télécommunication à l’horizon de 2020» parrainé par ERICSSON,  notre partenaire officiel, pour initier  une réflexion prospective sur ce domaine en plein développement et le rapport des jeunes avec ses nouvelles technologies. Un libre champ qui offre ainsi de nouvelle opportunités de savoir, de recherche et connaissance et accentue aussi la création et l’interaction.
Sur cette édition, Wafaa Borkadin, présidente du Festival, souligne que «le Festival  International du Film de l’Etudiant  dans sa nouvelle édition, ponctuée  par  des talents créatifs,  donne un autre rendez vous aux passionnés de la  tradition cinématographique au pluriel  qui  s’inscrit dans le cadre de la promotion de notre patrimoine  visuel, de partage et d’ouverture». Ce rendez-vous,   placé cette année sous le signe : «innovation  et développement»,  reste fidèle à sa mission principale, celle de promouvoir les jeunes créateurs avides de beauté, d’aventure et de liberté.
Ainsi, Il  nous invite  à une promenade  symbolique  à travers  des présentations filmiques  d’ici et d’ailleurs   qui explorent  les cultures et les civilisations pour  en faire jaillir des sensibilités différentes et des énergies créatrices,  des expositions collectives,  des   ateliers d’initiation à la chose audiovisuelle   et des conférences et débats. C’est un pur enchantement de l’âme et de l’esprit, un sentiment de  plénitude  et de  grandeur  aux tendances   et démarches diversifiées.  FIFE   illustre si bien le chemin parcouru en matière d’art et d’audiovisuel, tout en relevant les défis de la qualité artistique et  de la rigueur. Il nous invite à prêter plus d’écoute aux espaces libres de la création  qui s’attachent  beaucoup à l’avenir de la culture visuelle qu’à son passé,  et ce à travers la vivacité et la diversité  de ses expressions contemporaines. Il est à noter que cette diversité (Films d’animation, films expérimentaux, films de fiction, films documentaires, clips vidéo) enjambe les frontières entre les pratiques artistiques et demeure le cœur battant de toutes les éditions  précédentes sans exception.

 

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Maladies psychiatriques : Ouverture de la première clinique privée

La ministre de la Santé, Yasmina Baddou, a inauguré dernièrement à Casablanca la première clinique privée spécialisée dans le traitement des maladies psychiatriques de l’adulte en hospitalisation libre. Cette clinique, la première aussi en son genre au Maghreb, vient répondre à une importante demande, d’autant que les capacités d’accueil, notamment pour les pathologies psychiatriques aussi bien aigues que chroniques restent limitées, ont souligné les promoteurs.  Construite sur un terrain d’une superficie de 1.250 m2, cette clinique comprend trois unités standard d’hospitalisation psychiatrique et une unité de soins psychiatriques intensifs qui est un service «fermé» réservé au traitement de certaines pathologies spécifiques.

Jeux du hasard : Le rêve de rouler sur l’or

es flambeurs ou «turfistes», qui se bousculent au portillon tous les mardi, jeudi et week-ends pour parier aux différentes courses hippiques, semblent cultiver les travers d’une caste à part qui rêve en permanence de rouler sur l’or. Ils parient beaucoup, toujours et sans relâche au tiercé, au quartet comme au quintet avec en tête ce rêve tenace, cet espoir sempiternellement renouvelé de remporter la mise, au détour d’un «suivi» ou à la faveur d’un nombre fétiche.
A Casablanca, les flambeurs qui subissent de grosses pertes, continuent obstinément à courir derrière le mirage du gain, la magique clé de Césame qui promet de métamorphoser leur vie et réaliser le rêve de rouler sur l’or. Pour aussi épuisante et exténuante sur les plans matériel et moral, cette quête ne les dissuade pas, pour autant, d’aller au bout de leurs intentions. Le mythe de Sisyphe ou l’interminable oeuvre de Pénélope: ces grands gaspilleurs refont le même geste et subissent le même sort. Pour bien des flambeurs, c’est toujours et encore à refaire. Et sans jeter le manche après la cognée, ils recommencent et mordent de nouveau à l’hameçon car, entre le souhaitable et le réalisable, il y a un océan. Ils répètent la même chose choyant encore le désir de remporter le gros lot: »il s’en est fallu de peu» , «c’est la chance qui manque le moins», «la prochaine, sera la bonne». Et les voilà repartis à l’assaut de l’Eldorado imaginaire.

A chaque jour suffit sa peine...

Lors de la marche organisée dimanche dernier (20 février 2011) à Casablanca, des citoyens ont brandi des banderoles aux slogans demandant la traduction en justice de certains responsables de la gestion de la chose locale à Casablanca. L’affaire du marché de gros de Casablanca, qui est d’ailleurs entre les mains de la justice de Casablanca, était évoquée sur des banderoles brandies à l’occasion et des slogans scandés par certains manifestants…
(Ph Akil Macao)