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journal albayane

Le 20 mars c’est bien … et maintenant ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par AL BAYANE   
Une question qui revient dans la bouche de celles et ceux qui ont un minimum de discernement, de lucidité  et de courage politique. La marche du 20 mars a donné la preuve du dynamisme de la société marocaine, de la maturité et la responsabilité de son Etat. Une marche qui s’est déroulée dans l’ordre avec une force revendicative certaine. Nous savons tous, en tant que citoyens, que toute dynamique revendicative et de protestation, devrait porter en elle les éléments de réponse à toutes ces interrogations fortes et, par delà, apporter l’alternative à laquelle aspire notre peuple.
Les forces politiques  démocratiques et progressistes ont, depuis des lustres, porté le flambeau de la revendication et de la contestation. Elles ont assumé au grand jour leurs responsabilités à partir d’un référentiel clair avec un dessein précis : celui d’un projet de société fondé sur les principes de démocratie, de partage,  d’équilibre, de solidarité et de modernité.
La même question est posée aujourd’hui à ces jeunes, dont nous saluons, bien évidement, cette envie d’engagement pour un changement ouvrant grandes les perspectives pour des lendemains meilleurs.
Le patchwork revendicatif auquel il nous a été donné de constater, lors de cette marche et la précédente, nous met en face d’une cacophonie qui ne permet point de se livrer à une appréciation objective de la consistance de la force de proposition, que peuvent éventuellement, représenter ces expressions revendicatives.
Aujourd’hui, à la suite du discours royal du 9 mars, un vrai débat s’instaure au sein de la société marocaine à travers toutes ses composantes.
Les auditions en cours dans le cadre de la commission désignée pour élaborer un projet de réformes de la Constitution, concernent non seulement les organisations politiques reconnues, mais elles s’étendront à toutes les composantes de la société civile.
Un seul mot d’ordre : la participation à cet élan national de concertation et de débat profond sur l’avenir de nos institutions. L’heure est à la mise en branle, chacun selon sa sensibilité, de la dynamique de propositions en partant de nos réalités proprement marocaines.
Aujourd’hui que la grande majorité des forces vives du pays se soient mobilisées dans le cadre de ce grand chantier citoyen, nous constatons, avec un profond regret, que certaines forces politiques aient choisi de rester en dehors de cette dynamique. Elles ont préféré, en lieu et place, de sombrer dans des schèmes idéologiques éculés, préférant ainsi des rhétoriques dignes des grands philistins.
Nos camarades d’hier ne font que très peu de cas de la fameuse formule de Lénine « l’analyse concrète de la situation concrète ». Or, c’est maintenant que le Maroc a besoin de toutes ses forces pour relever le défi du changement.
Le changement qui se profile à l’horizon est celui de la participation. Ceux ou celles qui ont choisi de se conforter dans l’exercice facile de la critique et de la remise en cause gratuite, se révèlent être en fait incapables de monter dans la locomotive concrète de l’action. Nous sommes désormais dans une phase annonciatrice d’un Maroc des droits humains, de la démocratie, du développement global et de la dignité pour notre peuple.