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journal albayane

Découverte : Rue des Consuls, un lieu empreint d histoire PDF Imprimer Envoyer
Régions
Écrit par admin   
Bordée au nord par le Bouregreg, limitée à l’est par les murailles Almohades, est la rue des  Consuls. Classée comme monument historique, elle constitue l’une des principales  artères de  la ville de Rabat. Elle a été dénommée rue des Consuls car les diplomates étrangers y avaient exclusivement  élu domicile  jusqu’en 1912.

A l’entrée de l’impasse à droite, on distingue le consulat de France, lieu  où le père Chenier, représentant du roi de France, vécut de 1768 à 1782. La légation jouxte les maisons des consuls  de suède, de Danemark, de Hollande.
Une fois sur place on ne peut qu’être  pris par la magie des lieux. On y oublie le bruit, l’agitation, le stress.. . C ‘est un univers qui  tranche avec le monde trépidant et  échevelé du la vie urbaine  moderne. Un espace suranné où la nostalgie déroule le tapis rouge et volant devant la rêverie solitaire. Car la sérénité s’y est installée en maitresse incontestée, la  modestie y orne chaque recoin tandis que  la variété des couleurs et des  senteurs font de la rue des Consuls un lieu d’évasion  qui évoque les mille et une nuits, Et cette atmosphère est si présente qu’elle nimbe les produits artisanaux exposés dans des échoppes ou sur les étals des marchands après avoir reçus vie des mains d’artistes aux gestes sûrs et  élégants. Couverte par de magnifiques vitraux que soutiennent des grilles en fer forgé, la rue des Consuls  a été rénovée il ya quelques années. Un toilettage qui, entre autres nouveautés, l’a dotée de fontaines en zellige  traditionnel.
La rue des Consuls est un espace marchand  de notoriété publique urbi et orbi. Des deux côtés de la rue s’alignent des magasins regorgeant de différentes pièces, de la maroquinerie, des objets en bois, des bijoux en argent, des tapis marocains. Ces derniers occupent une place très importante sur le marché. Le plus réputé de ces produits est le tapis Rbati.
Le tapis Rbati, un produit phare  de la capitale
Une légende raconte qu’ « un jour, une cigogne  a laissé tomber dans le patio d’une maison, un morceau de tapis oriental. Des femmes l’ont ramassé et s’en sont inspirées pour créer le tapis de Rabat. Mais une autre version plus cohérente dit que ce furent les mauresques installées sur les rives du Bouregreg à partir du 17ème siècle qui auraient  été à l’origine du modèle  primitif de ce tapis. Mais peu nous chaut la version retenue, au fil des  le tapis de Rabat  s’est fait une réputation égale à celle  des  plus belles pièces du genre en provenance d’Orient.
Tout au long de cette rue, les marchands de produits d’artisanat font étalage de tapis de différentes tailles et dont aussi bien les motifs que les coloris variés accrochent le                                                   e regard. Mais quel est donc le secret de  la longévité du tapis de Rabat ?
Mahjoub. M, marchand de tapis  depuis 40 ans, explique que le tapis Rbati est tissé selon le procédé des points noués. Quand les tisseuses travaillent, elles ont devant elles un modèle sur papier quadrillé, mais le plus souvent elles le connaissent  par cœur. La laine provient du Maroc, de France et d’Australie et, les motifs sont pour l’essentiel floraux avec au centre un grand losange. Le tapis Rbati est à dominance rouge, et sa qualité est appréciée selon sa solidité et le respect des modèles traditionnels. Plus le tapis est résistant, plus il est beau et cher.

La maroquinerie, un patrimoine à préserver


Depuis très longtemps, les Européens se sont intéressés au travail des artisans marocains en matière de cuir.
Ils ont attribué le nom de maroquinerie à l’ensemble  des
produits de cuir La rue des consuls  en arbore différentes pièces.
Haj Tadlaoui  apprécie réellement  sa marchandise qu’il en vante la qualité à tout venant ; des vestes, des poufs, des babouches et même des garnitures de bureaux.
Quand on lui demande le  prix d’une  élégante blouse en cuir de couleur marron, il répond sans sourciller: 900 dh . Et quand on lui fait remarquer que ce prix est excessif, il répond que c’est du véritable cuir, un cuir d’agneau, réputé pour sa finesse et adapté à la confection des vestes.
La discussion se poursuivant, il commence à déplorer  la situation actuelle  de son commerce  et s’en prend  aux produits chinois  « on ne compte plus le nombre des articles contrefaits par les chinois. Le dernier en date est notre traditionnelle babouche», précise t-il .  « Depuis peu ils ont copié les modèles marocains  pour les fabriquer en chine avec du faux cuir,  un cuir clinquant, trompeur, dégageant des puanteurs insupportables !... » .
Plus loin, un touriste s’attarde longuement.  Intéressé par une veste en cuir, un vieil homme se hâte au service du client, mais en vain le touriste s’éclipse.
L’artisanat est un métier qui a subi de nombreux changements liés à l’évolution du mode de vie et grâce  à la créativité   des artisans il a pu se projeter dans le temps et le futur.

Yassari Sanae
Point de mire

Retour à la classe départ




C’est à la pelle que le ministère de l’éducation émet aujourd’hui des circulaires en direction de ses troupes dans lesquelles il les  invite à former les rangs pour se mettre à l’école de la productivité.  De ces documents d’autorité, les établissements scolaires de Rabat, de Salé et de Temara ont reçu plus que leur part. Non pas  parce qu’ils offrent flanc plus ouvert à la critique, que parce que depuis que les services de la poste trainent la savate, le courrier est plus sûrement acheminé sur de courtes distances.
L’une de ces circulaires étonne autant par la franchise de son libellé que par le sujet même dont elle traite. Elle somme en effet les directeurs des établissements solaires de la Willaya, puisque c’est elle qui nous intéresse ici, d’être plus attentifs aux absences des enseignants. Je crois bien que cette adresse est une révolution dans l’art de conduire une classe. A mon su, c’est la toute première fois qu’on ose avouer que l’un des problèmes du système enseignant est l’absence répétée des profs. Jusque là on se gardait de pointer du doigt la caste des enseignants que pourtant on savait pétrie de tares. On rapporte à ce propos qu’encore aujourd’hui, c’est-à-dire à quelques semaines de la fin de la fin de l’année scolaire, il y a sur le territoire de la Wilaya des collèges et des lycées qui attendent  toujours un prof de maths ou de physique.  A l’heure où quantité de jeunes diplômés crient leur chômage dans la rue, c’est à tout le moins inapproprié! Mais, ce n’est pas notre propos ; nous parlons d’absence de ceux qui sont censés souffrir le martyr pour «  préparer les générations montantes et assurer à la patrie un meilleur avenir ». Sachant qu’au prétexte de préparer les cours qu’ils dispenseront en classe, les professionnels de l’enseignement ne sont tenus au plus qu’à une vingtaine d’heures de présence sur les lieux de leur représentation, sachant également leur propension à faire faux bond à cette obligation à la moindre occasion, on est droit d’avancer qu’ils constituent la catégorie sociale la plus chèrement rémunérée à l’heure. Reste donc à se poser la question de savoir en rétribution de quoi sont-ils si choyés. Là, il n’y a pas lieu de faire une photo finish : les résultats sont éloquents : le tableau de l’enseignement est si noir qu’on n’a nul besoin d’en rajouter une couche. Or donc si l’absence des profs est l’une des causes de la faillite du système d’apprentissage, rappeler aux obligations de leurs charges ceux qui font métier d’enseigner est opportun. D’autant plus que dans certains établissements de Salé et de Temara en particulier, les rares associations de parents d’élèves qui s’essayent encore à donner le change, n’en peuvent mais de sensibiliser au danger  que constitue la démission tolérée du corps enseignant. Car elle est tolérée cette absence. Tolérée  par les médecins qui délivrent à foison des certificats de complaisance, tolérée par le ministère qui feignait de ne pas y voir malice et tolérée enfin par les directeurs des établissements qui par esprit de corps ou par peur de réveiller le syndicaliste qui dort, ferment les yeux sur  l’ un des dénis de devoir les plus révoltants. En rappelant les profs aux obligations  de leurs charges, l’administration de tutelle agit donc en conformité avec les principes de la morale, les règles du droit et les impératifs de l’efficience. Il  est inadmissible qu’un élève qui s’absente- ce qui en définitive n’a de conséquence que pour lui-même -, soit obligé de produire une certificat médical quand le prof – qui ce faisant laisse en plan toute une classe- en soit dispensé. Il n’y a pas si longtemps, c’était le contraire qui était vrai.

Ahmed Laâroussi
Pignon sur rue


Marché solidaire

Un  marché des produits solidaires s’est tenu à Salé. Deuxième du genre, il a eu pour thème : «la production coopérative et l’achat solidaire» et il  a visé à promouvoir l’économie sociale dans la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer.
Quelque 7O coopératives y ont participé.  Ce marché qui a pour objectif de développer en la généralisant  la commercialisation des produits des coopératives et des associations dans des  conditions  d’écoulement les plus favorables, est  appelé à faire l’objet de contrats-programmes l’étendant à d’autres régions

Incendie à  Douar Alkoura

Une douzaine de baraques ont pris feu samedi à Douar Alkoura à la suite d’un acte malveillant commis par un débile mental.
Le Président de la commune d’Yacoub Elmansour qui s’est rendu sur les lieux a été sérieusement apostrophé par la foule et n’a dû son  salut qu’à l’intervention d’éléments des services de l’ordre.
Les habitants  du douar reprochent à Benchemasse les retards mis à l’exécution de la 3ème tranche  des habitations prévues pour reloger une partie des bidonvillois de l’arrondissement.
Ces logements auraient du être livrés en 2008.

Une nouvelle ligne aérienne

La principale compagnie espagnole d’aviation civile se met à l’heure marocaine de Rabat. Elle compte inaugurer dès le 1er juillet une ligne directe entre la capitale et Madrid. En perspective : deux vols hebdomadaires - les lundis et vendredis - au moyen d’Airbus 320. Au demeurant des vols à tire d’aile, sans escale.
Dans les milieux d’affaires, on tient cette nouvelle initiative pour la preuve que les relations entre les deux pays ont retrouvé le bon cap, et qu’après la campagne de promotion entreprise par le Maroc récemment  dans le pays voisin, elles sont reparties de l’avant.

Grève des hôpitaux

Les médecins des établissements publics de santé ne décolèrent pas. Face à ce qu’ils entendent comme une manière de faire la sourde oreille à leurs revendications, ils menacent  leur ministère de tutelle de travail sous perfusion. Ils ont donc décidé de faire grève trois jours par semaine.
Au  CHU et dans les centres de diagnostics  de Rabat en particulier qui risquent de n’offrir qu’un service minimum ces 10,11 et 12 mai.  
Sitôt fini, l’arrêt repartira de plus belle cinq jours après, et cela jusqu’à fin mai. Seuls en seront saufs les services d’urgence et ceux de la réanimation.

A chaque jour suffit sa peine...
Ce bidonville ne devrait pas se trouver là. Du moins si l’on en croit les panonceaux qui présentaient Rabat comme étant une ville sans habitat insalubre. Mais il y a pire, la pancarte sur le trottoir indique la direction qu’il faut prendre pour aller à l’école qui,  nécessairement, ne devait pas briller par sa présence. Comme par ailleurs il faut savoir lire pour déchiffrer cette pancarte, on comprend qu’il y aura encore dans ce bidonville  des enfants qui ne sachent ni rire ni écrire.        
Photo Redouane Moussa