| La symbolique d’un vote |
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| Écrit par Par Driss AISSAOUI |
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Pour ces médias, il est quasiment impossible que le Maroc ait pu faire l’exception dans le concert des nations arabes et qui a pu se distinguer par une démarche singulière de gestion de la demande du changement émanant du peuple et particulièrement de la jeunesse. Ces mêmes médias, prisonniers d’une certaine vision de la démocratie, n’ont pas assimilé le fait que le changement au Maroc puisse s’inscrire dans la continuité et la quiétude. Il n’y a pas eu d’effusion de sang, ni de bouleversement des structures du pouvoir pour ne pas dire de «révolution». Tout au contraire l’initiative est venue de la monarchie elle même. Dans le discours historique du 9 mars 2011, le roi Mohamed VI a en toute effectivité, ouvert le chantier du changement en parfaite harmonie avec les aspirations de son peuple. A partir de là, les forces politiques en présence, chacune selon son positionnement sur l’échiquier politique, et les acteurs de la société civile ont fait montre d’une capacité de mobilisation en faveur de ce grand dessein pour le devenir du pays. Le contenu de la nouvelle Constitution, dans son esprit et dans sa lettre, a été analysé et commenté tout au long de ce processus référendaire. Les avis largement partagés au sein de l’opinion publique est que le peuple Marocain s’est fondamentalement octroyé un cadre constitutionnel cristallisant une nouvelle génération de réformes qui place le pays dans une situation confortable pour relever les grands défis du développement qui se présentent à lui au plan de la construction d’un projet de société en phase avec les pré-requis d’une démocratie moderne, ouverte et solidaire. Pour les plus sceptiques, le souverain a donné une nouvelle symbolique forte, accomplissant son devoir de citoyen en allant voter dans un espace d’une signification singulière. Il aurait pu aller voter dans l’un des bureaux de vote du méchoir dans l’enceinte même du palais royal. Il a choisi d’exprimer sa voix dans un bureau de vote situé dans les locaux du Conseil de la concurrence Rabat. C’est une manière pour le Roi de dire sa conviction profonde que le Maroc est définitivement installé dans une logique des institutions, de la bonne gouvernance, de la probité et de la citoyenneté. C’est un geste royal fort qui indique cette nécessité de joindre le discours à l’acte dans cette grande bataille de construction du Maroc de demain. |