Célébration de la première édition de la Journée nationale de la société civile Imprimer
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Écrit par M’Barek Tafsi   
Ismail Alaoui plaide pour la mise en œuvre des recommandations du dialogue national sur la société civile
Choubani : Après une année de dialogue, 2015 doit être l’année d’adoption du cadre juridique nécessaire au renforcement du rôle de la société civile

En optant pour le dialogue national pour promouvoir et réhabiliter le rôle de la société civile dans le renforcement de la démocratie participative, le Maroc est sorti au terme d’une année de concertations entre tous les partenaires doté d’un référentiel singulier pour aller de l’avant dans ce domaine, a affirmé vendredi le ministre chargé des relations avec le parlement et la société civile, Lahbib Choubani à l’ouverture d’un séminaire international organisé dans le cadre de la célébration de la première édition de la Journée nationale de la société civile.

Dans le cadre de ce dialogue lancé le 13 mars 2013, un travail colossal de concertation a été fait avec quelque 7000 associations au cours des 18 réunions régionales et auxquelles plus de 10.000 personnes ont pris part ainsi que des dizaines d’experts et représentants d’institutions nationales et internationales.

Choubani qui s’exprimait au cours de la cérémonie d’ouverture de ce séminaire de deux jours a précisé que ce dialogue est une expérience singulière, inspirant par ses bienfaits d’autres pays, qui font face à des problèmes d’incompréhension de la société civile.

A présent, a-t-il dit, il faut faire de l’année 2015 celle de l’adoption par le Parlement de tous les textes de projets de lois et lois organiques nécessaires traitant de tous les aspects débattus au cours du dialogue national piloté par la commission nationale et qui ont trait au code de la vie associative, à la  charte de la démocratie participative pour l’encadrement de l’action de la société civile et d’autres textes. Tout cela dans le but majeur de parvenir à un cadre juridique complet devant permettre à la société civile marocaine de jouer pleinement son rôle en tant qu’acteur indépendant et central dans l’œuvre de consolidation de la démocratie et du développement du pays.

260 propositions à mettre en œuvre


Abondant dans le même ordre d’idées, l’ancien président de la Commission nationale du dialogue sur la société civile, Ismail Alaoui a fortement plaidé pour la mise en œuvre des quelque 260 propositions issues de cette entreprise et visant à traduire dans la réalité la volonté de participation des acteurs de la société civile dans la gestion des affaires du pays dans le but de permettre à tous de jouir de leur dignité et de leurs droits complets de citoyenneté.

Les membres de la commission nationale du dialogue sur la société civile ont accompli leur tâche. Il reste maintenant à donner une suite aux résultats de cette entreprise d’envergure, tout en œuvrant pour résoudre tous les problèmes recensés dus à l’incompréhension entre Etat et société civile, jalouse de son indépendance. C’est un problème universel qui ne concerne pas le Maroc tout seul, mais tous les pays du monde, a-t-il affirmé.

Pour sa part, la directrice générale adjointe de l'Organisation islamique de l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), Amina Alhajari, a indiqué que le Maroc a fait de grands pas en adoptant la nouvelle constitution qui insiste notamment sur la démocratie participative, la bonne gouvernance et le pluralisme, estimant que la réussite de l'expérience marocaine dans ce domaine a été rendue possible grâce à la stabilité du pays.

Elle a réaffirmé à cette occasion la disposition de son organisation à appuyer cette expérience marocaine, susceptible d'inspirer les pays membres de l'organisation.

De son côté, l'ambassadeur de Croatie au Maroc, Zvonimir Frka Petesic, a salué les efforts déployés par le Maroc, dans le cadre de la mise en œuvre de la Constitution de 2011 et les réformes louables engagées aux niveaux juridique et institutionnel dans l'objectif de promouvoir le rôle la société civile.

Il a en outre indiqué que son pays dispose d'un secteur non gouvernemental dynamique, constitué de près de 52.600 organisations et associations qui emploient plus de 10.000 personnes et qui réalisent des chiffres d'affaires annuels de plus de 6 millions d'euros, soit 1,5% du PIB.

Après avoir donné un aperçu sur l’expérience de son pays dans ce domaine, il s’est félicité du choix du Maroc de renforcer ses relations de coopération avec la Croatie dans son domaine.

Trois séances sont programmées au cours de cette rencontres pour débattre surtout de l’expérience croate avec la participation du directeur de l’office de coopération avec les organisations de la société civile en Croatie Igor Vidacak.