Les négociations en stand by Imprimer
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Écrit par Fairouz El Mouden   

Dialogue social

C’est à nouveau la situation d’impasse qui marque aujourd’hui le processus du dialogue social. Les négociations sont suspendues pour cause de désaccord sur le principe même du dialogue. La négociation du seul dossier des retraites défendu par le gouvernement est totalement refusée par les centrales syndicales qui plaident pour la discussion d’un package de revendications et pour le respect des engagements de l’accord conclu le 26 avril 2011.

Les réunions entre les représentants du gouvernement et les centrales syndicales ont été interrompues. Reprise le 10 février 2015, ces négociations entre les deux parties souffrent du manque d’un terrain d’entente entre les priorités fixées par l’Exécutif et le cahier revendicatif présenté par les syndicats. Pour le moment, une seule priorité préoccupe le gouvernement, à savoir l’urgence de la réforme des régimes de retraite. Chose qui déplait aux partenaires sociaux. «Nous refusons cette approche prônée par le gouvernement et nous restons entièrement prêts à mener des négociations sur l’ensemble du cahier revendicatif présenté dans le cadre du mémorandum soumis au chef du gouvernement par les trois centrales syndicales en juillet 2014». Les propos sont de M. Belarbi, membre du bureau exécutif de la CDT (Confédération démocratique du travail) qui confirme qu’actuellement le dialogue est suspendu.  Il rappelle que même les réunions de différentes commissions créées à cet effet sont interrompues depuis pratiquement le 16 mars dernier.

La balle, dit-il, est aujourd’hui dans le camp du gouvernement qui doit avant tout honorer ses engagements pris dans le cadre de l’accord conclu entre les syndicats et  le gouvernement Abbas El Fassi en date du 26 avril 2011, notamment l’indemnité relative au travail dans les zones désenclavées et l’introduction d’une nouvelle échelle dans la fonction publique.

Belarbi souligne, par ailleurs, que la succession des réunions depuis le mois de février dernier n’a enregistré aucune avancée dans le pack des revendications syndicales. Ce même  constat est confirmé par Abderrahmane Azzouzi, SG de la FDT (Fédération démocratique du travail). Ce dernier indique lui aussi que la balle est actuellement dans le camp du gouvernement qui doit négocier simultanément le dossier de la retraite avec l’ensemble de nos doléances. A défaut, c’est l’impasse la plus totale dans laquelle se trouve aujourd’hui le dialogue social.

Pour rappel, le chef du gouvernement avait affirmé que le lancement de ce nouveau round de négociations du dialogue social intervient en réponse à la demande des centrales syndicale. «Nous sommes interpellés par les mêmes problèmes… et par la  promotion des conditions des salariés des secteurs public et privé et à la préservation de leur avenir à travers la garantie de la continuité des pensions de retraite», a-t-il déclaré devant les syndicats. Le chef du gouvernement avait aussi insisté sur la nécessité de rechercher les moyens à même de parvenir à des solutions permanentes aux questions actuellement sur la table des négociations.

A signaler aussi que les trois centrales syndicales avaient adressé un mémorandum qui englobe toutes les revendications syndicales. Il s’agit de la révision à la hausse des salaires dans le secteur privé et public, la réduction de la pression fiscale, la baisse des taux de l’IR (impôt sur le revenu) et la préservation du pouvoir d’achat du citoyen. La revalorisation des pensions de retraites et la mise en place de l’échelle mobile des salaires ne sont pas en reste.