Le 8 mars… Un 20 mars Imprimer
Actualités
Écrit par Danielle Engolo   

Lycée Lyautey


La femme ne se résume pas au 8 mars ; la journée internationale de la femme n’est pas une journée, mais un processus d’éducation à la solidarité. C’est sous ce signe que le lycée Lyautey de Casablanca a célébré la femme cette année, du 20 au 21 mars.

Pour la 2e année consécutive,  l’établissement français a célébré la journée de la femme sous le thème «héroïnes d’hier… héroïnes d’aujourd’hui». L’occasion de «rendre hommage aux femmes marocaines qui ont fait l’histoire du Maroc, qui s’engagent pas leurs positions et leurs fonctions et font vivre l’égalité homme-femme dans la société marocaine, qui suscitent par des parcours exemplaires une adhésion citoyenne». Sociologue, psychologue, défenseurs des droits de la femme, stylistes, sportives ont prêté leurs voix et leurs efforts physiques pour exalter le parcours exceptionnel de la femme marocaine par la parole, mais aussi par l’action.

«La question du genre est au cœur des préoccupations du proviseur adjoint, Rachel Guillou, qui investit avec force dans la solidarité, la société civile, l’intégration des filles», confie un responsable de l’établissement. Cette année, «son objectif était de faire de ces journées un moment de rencontre entre les  experts, un moment d’éducation pour que les élèves apprennent le genre non de la manière traditionnelle, mais au travers d’évènements culturels».

Dans ce cadre, la 1ère journée a été marquée, notamment par les interventions de sociologue, de psychologue, d’une association pour la femme et l’enfant (INSAF) et de la maison d’édition Tarik éditions spécialisée dans la littérature pour femmes. Selon ce responsable, «cette symbiose d’interventions visait à se donner une autre idée de la femme, à rompre avec l’approche traditionnelle de la femme et procéder à une confrontation d’idées dont la valeur ajoutée serait la construction psychologique et sociologique de la femme dans le temps». Des moments de réflexion qui ont été agrémentés par un défilé de l’école de stylisme Casa Moda. L’objectif étant de montrer que la «création est une fibre féminine. La femme n’est pas appelée seulement à porter des habits, mais peut être maitre d’œuvre, peut conduire sa création et défiler en même temps».

Pour célébrer la femme autour du vivre-ensemble, une rencontre inter-établissements de football féminin a été organisée au cours de la 2e journée. «Nous voulions mettre les joueuses en confrontation avec les élèves d’autres cultures, souligner la diversité d’origines et de cadres de formation et montrer à ces filles qu’elles peuvent être unies dans une même pratique», souligne un Conseiller Principal d’Education de l’établissement. Cette rencontre sportive s’est soldée par la distribution de bons d’achats aux joueuses issues de quartiers populaires dans le but d’encourager l’expression au féminin par le sport et «faciliter d’autres collaborations inter-établissements».

Pour les responsables de l’établissement, le report de la célébration de la journée de la femme s’explique certes par le calendrier de l’établissement, mais exprime la philosophie de l’établissement qui croit que « le 8 mars n’est pas une journée, mais un processus d’éducation à la solidarité, un ensemble d’activités, des moments forts censés imprégnés les élèves de l’établissement des valeurs de solidarité».