Fatiha Belattar, une militante qui voulait être arbitre de football Imprimer
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Écrit par Azzedine Hnyen   


Fatiha Belattar est sûre de posséder un destin. Les circonstances, le hasard ou, tout simplement, tous ceux qui ont décelé en elle cette race de femme politique qui percerait l’ont mise au devant de la scène politique locale. Elle (c’est certain) ne s’y voyait pas. «Même l’idée ne m’a jamais effleuré», reconnaît-elle.

Son souci était de suivre les pas de son papa. Etre arbitre de football. L’associatif était le domaine qu’elle privilégiait et qu’elle adule toujours malgré ses préoccupations familiales, professionnelles et communales. «Si je devais me présenter en tant que femme militante, je dirais que je suis juste un maillon de cette chaine de solidarité», avoue- t- elle. C’est vrai qu’elle a été, toujours, attentive à ce qui se déroulait autour d’elle. Les dépassements et les abus de pouvoir l’ont toujours outrée et les a constamment combattus. Elle n’a jamais supporté les méchancetés gratuites. Dans sa famille on m’appelait l’avocate des pauvres car elle ne pouvait pas rester silencieuse devant une iniquité. Ce surnom, comble de l’ironie, lui avait été attribué par… les femmes ! On lui fait remarquer, également, qu’elle était une idéaliste. «C’est vrai que je suis utopiste quand je ne cesse de clamer que nous pouvons, si chacun y met du sien, vivre dans un monde sans violence», nous a-t-elle confié.

Comme toute petite fille, elle a subi la violence. «Mais pas physique fort heureusement». Cependant, même si elle n’était que morale, elle ne l’a pas acceptée, Elle s’était défendue et, depuis, elle a combattu toutes les injustices, sous toutes ses formes et d’où qu’elles émanaient. Elle a  vécu, comme tout le monde, des moments difficiles. Mais avec du courage et de la détermination, elle a su et réussi à surmonter les difficultés qui se présentaient à elle. Grâce à l’apport et l’appui de ses parents.

En 2009, c’est un tournant dans sa vie. Elle est sollicitée à se présenter aux élections communales en tant que tête de liste de la liste des femmes d’un parti de ce qui sera de la majorité gestionnaire de la chose  publique de la commune. Elle ne démérita pas puisqu’elle obtint au suffrage près de 4.000 voix. Un score gênant pour des hommes qui n’ont pas connu un aussi honorable plébiscite ! On lui confia la présidence de la commission des affaires culturelles, sociales et sportives. Une responsabilité qu’elle avait choisie elle- même. C’était là où elle se sentait donner le meilleur d’elle-même.

Hélas, et juste après un an de gestion, elle s’était rangée du côté de l’opposition. Elle avait considéré la gestion communale des amis d’hier archaïque et unilatérale. Il faut dire aussi qu’elle a été éloignée, toujours, des décisions. Signe évident que cette femme fait peur. Mais à qui donc ? Quel est le danger réel que représente cette femme ? Que craint-on vraiment d’elle ? N’est-ce pas finalement, une aubaine pour elle ce refus? Connaissant le parcours de Fatiha Belattar est sa volonté inébranlable, aurait-elle pu composer avec certains dirigeants de la majorité dans le mauvais sens? Pourtant, il fut un temps où certaines femmes témoignaient de la belle place faite à la gente féminine par certains dirigeants qui avaient conscience de « l’utilité de compter avec les femmes ». Les temps changent et, malheureusement pas du tout en faveur de celles-ci aussi courageuses et militantes soient-elles. Qui est donc cette femme dont on se méfie tant ? Fatiha Belattar, incarnant le modernisme et le traditionnel,  est une femme déterminée qui assume en toute sérénité son engagement et ses convictions démocrates. Passionnée de la défense des causes justes, elle a reçu de l’estime et la reconnaissance de toutes et de tous pour « son militantisme en faveur des droits des femmes et des démunis ».

Elle milite, depuis son enfance, au sein de plusieurs structures sociales et sportives. Quelles que soient les difficultés qu’il faille affronter, Fatiha Belattar restera fidèle à son engagement pour la cause de la vérité et de la justice. Elle restera fidèle à la cause des droits de l’homme et continuera à assumer «Le Sceau du Service aux Autres» dont elle est marquée au plus profond de ses entrailles. Son nom comporte des valeurs numériques et symboliques dont elle ne peut se départir. Elle le porte avec dignité et beaucoup s’accorde à dire qu’elle incarne la véritable fidélité. La fidélité à soi d’abord et la fidélité à tous ceux qui viennent à elle pour bénéficier de son apport et soutien.

Fatiha Belattar, toujours à la recherche d’elle- même, s’est retrouvé au sein du PPS dont l’idéologie et la doctrine ne diffèrent pas de ses convictions. Son combat ne sera qu’accentué.

La Journée internationale de la femme fournit chaque année  l’occasion de dresser un bilan des progrès réalisés, d’appeler à des changements et de célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par les femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire de leurs pays et de leurs communautés. Mais on oublie souvent de parler du revers de la médaille.

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El Jadida fête la femme doukkalie


La journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars, trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant l'égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle est officialisée par les Nations unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

La journée de la femme fait partie des 87 journées internationales initiées ou reconnues par l'ONU. C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de revendiquer l'égalité, de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations, partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la condition féminine, fêter les victoires et les avancées.

C’est, donc, une journée de manifestations à travers le monde  et une occasion de faire le bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de militantes préparent des manifestations, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes.

La journée internationale des femmes est, aujourd’hui, une actualité  brûlante. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, le monde aura besoin de la célébrer.

La Journée internationale de la femme est aussi  une journée de fête nationale. Bien que les femmes de tous les continents sont souvent séparées par les frontières nationales et par des différences ethniques, linguistiques, culturelles, économiques et politiques, elles se réunissent pour célébrer leur Journée.

C’est dans cet esprit que la province d’El Jadida honore ces femmes, en participant à mettre en exergue les femmes qui ont brillé cette année, et aussi pour mettre en valeur les efforts consentis par le Maroc dans le domaine des droits de l’homme et ceux de la femme spécialement. Cette honorification sera relevée par la présence de la célèbre troupe marocaine Nass El Ghiwane, qui a fait vibrer de milliers de cœurs d’ici et d’ailleurs. Une occasion de fêter indirectement cette troupe en présentant sa première cassette vidéo enregistrée en 1972 au théâtre Mohammed Afifi (ex- théâtre municipal) d’El Jadida. Une cassette de 25 mn qui sera projetée avant les débuts des festivités. Bien auparavant, les honorées auront une rencontre avec des journalistes- femmes ou des femmes- journalistes. Le mérite de cette manifestation revient au gouverneur de la province, M. Mouâd Jamî, propriétaire de cette historique et exclusive cassette vidéo de Nass El Ghiwane de Boujmiê, Omar, Batma et le reste.

Seront fêtées Nouzha Kassim, entraîneur de l’équipe nationale scolaire des filles de volley ball, Ahlam Lemseffer née  à El Jadida et enseignant chercheur à l’Education Nationale. Ayant fait ses études d’arts plastiques à Paris en France, elle est membre du comité d'honneur à la Société des Arts Francophones, ambassadrice de la Paix de  «World Peace Marker Project » USA, présidente Association Pour l’Art et la Culture APAC et fondatrice «Maison de l’Art Contemporain» Azemmour  et de la «Maison de l’Art Contemporain»  Briech Asilah, Aïcha Sikab, une actrice de théâtre, l’internationale joueuse de volley ball Nazha El Kassimi, Badiâ Darâoui, l’animatrice agricole Latifa Khaliss et Saîda Assali.