«Nous espérons que la nouvelle année apportera davantage de réalisations et d’acquis pour l’amazighité» Imprimer
Écrit par Mohamed Nait Youssef   

Entretien avec le recteur de l’IRCAM, Ahmed Boukouss

 

Le bilan de l’IRCAM pour l’année qui s’achève est positif à travers l’organisation des activités visant la promotion de la langue et la culture amazighes, tout en insistant sur la mise en œuvre de l’officialisation de la langue amazighe. Pour ce qui est de la mise en application de la loi organique de l’officialisation du statut officiel de l’amazigh, Ahmed Boukouss, recteur de l’IRCAM nous confie dans cet entretien que «l’IRCAM a formulé ses propositions et les a dressées au  chef du gouvernement ainsi qu’aux institutions législatives, conformément à ses missions et prérogatives  en tant qu’institution nationale dédiée à la langue et à la culture amazighes. Il appartient au gouvernement et au parlement de procéder à la promulgation de la loi organique relative à l’amazigh. L’IRCAM poursuit son travail de manière sereine.» Les propos.

Al Bayane : Quel bilan faites-vous pour cette année qui s'achève ?

Ahmed Boukouss : Une année riche en activités pour ce qui concerne la langue et la culture amazighes. En plus de ses activités scientifiques régulières (colloques, rencontres, célébration des journées internationales…), l’IRCAM s’est focalisé sur la mise en œuvre de l’officialisation de la langue amazighe, en organisant plusieurs rencontres animées par des acteurs associatifs et politiques, et accompagne, par des formations ciblées, les étudiants des Centres de formation aux métiers de l’enseignement, et les étudiants des filières d’études amazighes.

Comment expliquez-vous le blocage au niveau de la mise en application de la loi organique de l’officialisation du statut officiel de l’amazigh?

L’IRCAM a formulé ses propositions et les a dressées au chef du gouvernement ainsi qu’aux institutions législatives, conformément à ses missions et prérogatives en tant qu’institution nationale dédiée à la langue et à la culture amazighes. Il appartient au gouvernement et  au parlement de procéder à  la promulgation de la loi organique relative à l’amazighe. L’IRCAM poursuit son travail de manière sereine.

Les associations amazighes ont dressé un bilan sombre l’année dernière sur l’enseignement de l’amazigh. A votre avis, pourquoi ce recul ?  Et quel est le rôle de l’IRCAM dans ce cadre en matière de promotion de la langue et de  la culture amazighes ?

La société civile joue son rôle et l’IRCAM assume le sien. Ce sont des rôles complémentaires. L’IRCAM  s’acquitte honorablement de ses responsabilités. Il donne son avis et adresse ses propositions aux responsables et reste à la disposition des institutions et des départements qui sollicitent son expertise. L’IRCAM élabore des plans d’action annuels à même de lui permettre de relever les défis auxquels il fait face. Il ne ménage pas ses moyens et mobilisent ses chercheurs et son personnel pour répondre aux attentes relatives à la promotion de l’amazigh.

Quelles sont vos aspirations pour l’année de 2965 ?

Nous tenons d’abord à exprimer notre compassion et notre solidarité pour les victimes des inondations des régions du Sud et du Sud-Est. Nous souhaitons une bonne et heureuses année 2965 à tous les marocains sans exclusive. Nous espérons que la nouvelle année apportera davantage de réalisations et d’acquis pour l’amazighité et de prospérité pour notre pays en général.