Une «alliance durable» pour préserver «un lieu de vie»

La convention de Ramsar

Partant du rôle écologique fondamental des zones humides comme régulateurs du régime des eaux et en tant qu’habitants d’une flore et d’une faune caractéristiques et, particulièrement, des oiseaux d’eau», les parties signataires de la Convention de Ramsar entendent par le biais de ce traité enrayer la dégradation ou la disparition, à court, moyen et long termes, de ces zones qui demeurent à bien des égards «un lieu de vie» à fonctions multiples.

De nos jours, le monde est, de plus en plus, confronté à une crise de stress hydrique, qui menace la planète toute entière et ses habitants.  Composantes essentielles de toute vie sur terre, voire ailleurs, les zones humides sont aujourd’hui consommées de manière incompensable, causant parfois la destruction de l’écosystème.

C’est précisément pour cette raison, et pour bien d’autres, que la Convention de Ramsar, officiellement Convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau, a vu le jour.  Ce traité international a été adopté le 02 février 1971 pour la conservation et l’utilisation durable de ces zones humides.

Remontant un peu dans l’histoire, l’idée de cette Convention a émergé lors de la Conférence internationale du programme MAR, qui s’est tenue aux Saintes-Maries-de-la-Mer en 1962, à l’initiative de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et de deux ONG (Wetlands International et Birdlife international).

Cette convention sur les zones humides a été élaborée lors d’une réunion à Ramsar en Iran le 2 février 1971 avant d’entrer en vigueur le 21 décembre 1975 après son adoption par les Etats membres.

En adhérant à ce traité, les pays signataires s’engagent à assurer l’utilisation rationnelle de leurs zones humides, à inscrire des sites sur la liste de Ramsar des zones humides d’importance internationale (Sites Ramsar), à veiller à leur conservation et à coopérer pour les zones humides transfrontières et autres intérêts communs. Dans ce sens, le Maroc fut l’un des premiers pays à contribuer à l’émergence d’une prise de conscience mondiale de l’impact du changement climatique et de la nécessité de préserver les écosystèmes depuis le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992.

Puis le Royaume a couronné ses efforts avec la ratification du Traité Ramsar, dès 1980.

Depuis lors, toutes les mesures essentielles pour préserver et réhabiliter ces écosystèmes précieux et fragiles ont été prises par le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), qui veille à mener à bon escient cette action de développement durable.

Ainsi, la stratégie nationale en matière des zones humides 2015-2024 a pour objectif d’inscrire 30 nouveaux sites pour porter le nombre à 54 à l’horizon 2024.

Avec l’intégration de 12 nouvelles zones humides, le nombre total des sites Ramsar au Maroc a atteint 38 sites totalisant une superficie globale de 314.675 ha.
Il s’agit de Lac d’Imouzzer du Kandar, Lagune et barrage de Smir, Oued Tizguite, le Littoral de Jbel Moussa, Oued ssaquia Al Hamra à Laâyoune, Assifs Ahançal-Melloul, Assifs Réghaya-Aït Mizane, Côte des Bokkoyas, Assif Mgoun, Côte Aftissate-Boujdour, Cap Ghir-Imsouane et Haut Oued Lakhdar. Cette intégration a été officiellement annoncée, en marge de la commémoration de la journée internationale de la biodiversité, par le HCEFLCD.

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