1994 et 1996: Les Lions s’éclipsent pendant 2 autres CAN successives

Le Maroc s’apprête à assurer sa 17e participation en Coupe d’Afrique des Nations à l’occasion de la 32e édition de la CAN 2019 prévue en Egypte en été prochain. Cap sur les participations du Maroc à travers l’histoire, depuis la création de cette compétition en 1957.

Les CAN 1994 en Tunisie et 1996 en Afrique du sud se sont déroulées sans le Maroc. Lors de cette période, les joueurs de l’équipe nationale peinaient toujours à retrouver leur gloire du premier titre remporté en 1976, la 3e place en 1980 et les 4e positions à doubles reprises lors des CAN 1986 au Caire et 1988 à Casablanca. Depuis lors, l’équipe du Maroc ne cumula que des déboires, dont une absence en CAN 1990 en Algérie et une sortie des plus précoces lors de l’édition 1992 au Sénégal, avant de briller par son éclipse lors des deux CAN suivantes.

Lors de la CAN 1994 marquée par la grande surprise de l’élimination du pays hôte, la Tunisie au premier tour, le sacre final a été remporté par le Nigeria au détriment de la Zambie (2-1) alors que la 3e place était revenue à la Côte d’Ivoire, vainqueur du Mali (3-1).

Lors de la CAN 1996, la Tunisie allait se racheter en arrivant en finale. Mais elle avait subi la loi de l’Afrique du sud qui s’était imposée sur son sol par (2-0). Le match de classement avait été remporté par la Zambie au détriment du Ghana (1-0).

Le grand absent de ces deux rendez-vous fut donc le Maroc qui ne méritait pas un tel sort. Les Lions de l’Atlas qui étaient, certes en phase de reconstruction, ont fait le nécessaire dans une autre compétition plus relevée en se qualifiant pour la Coupe du Monde 1994 aux Etats-Unis.

Les Lions étaient parmi les 3 sélections africaines ayant composté leurs billets pour ce rendez-vous planétaire en compagnie du Nigeria et du Cameroun. Mais les Lions de l’Atlas n’étaient pas moins chanceux que les Lions Indomptables, tous les deux éliminés au premier tour. Les Aigles Verts, eux, avaient fait mieux en se qualifiant pour les 8e de finale avant d’être sortis par l’Italie (2-1 aux prolongations). Même chose pour le second pays arabe, l’Arabie Saoudite, qui avait subi la loi de la Suède (3-1).

Lors de la phase de poules, l’Arabie Saoudite avait fait l’une des grandes surprises du Mondial en s’imposant sur le score de (2-1) au détriment du Maroc qui perdait également les premier et troisième matches, respectivement contre la Belgique (1-0) et les Pays-Bas (2-1). Ce fut une grande déception pour les Lions qui méritaient pourtant mieux, au vu de leurs grandes prestations mais en vain, notamment contre la Belgique malmenée tout au long de la rencontre avant de faire le nécessaire.

Quoi qu’il en soit, le Maroc avait fait ce qu’il avait à faire, même s’il s’était hissé à l’avant dernière place au classement général de ce Mondial (23e sur 24 pays participants). Le plus important restait la qualification pour les Lions qui venaient d’assurer leur présence au rendez-vous planétaire après les deux précédentes participations au Mexique en 1970 et notamment en 1986 marquée par le passage au second tour pour la première fois dans l’histoire de l’Afrique.

En plus, la qualification au Mondial américain était réalisée et pour la première fois, par deux entraineurs marocains. Abdelkhalek Louzani avait eu le mérite de conduire l’équipe nationale dans la plus grande partie des éliminatoires avant que son successeur, Abdellah Blinda, ne continue l’aventure avec les Lions lors du dernier Cap menant vers le Mondial. Louzani avait tout préparé pour Blinda et les Lions qui n’avaient besoin que d’une victoire pour aller aux Etats-Unis. Chose réalisée même difficilement avec une victoire au détriment de la Zambie (1-0), but d’Abdeslam Laghrissi dans les derniers souffles de la rencontre. Ce qui avait enflammé le Complexe Mohammed V plein à craquer par les inconditionnels des Lions.

Laghrissi ne fut qu’un des grands joueurs de l’équipe nationale à l’époque en compagnie de Tahar Lakhlej, Abdelkrim El Hadrioui, Rachid Daoudi, Noureddine Naybat, Mustapha Hadji, Ahmed Bahja, Mustapha El Haddaoui et autres… qui avaient malheureusement raté lesdites CAN en 1994 et 1996 avant que le train des Lions ne reprenne son chemin vers la prochaine CAN 1998 avec une autre formation composée de nouveaux anciens-joueurs en compagnie de Salaheddine Bassir, Abdeljalil Hadda (Camacho), Abdelilah Saber, Youssef Rossi, Said Chiba, Youssef Chippo… Le tout faisait connaissance avec un nouveau sélectionneur national, Henri Michel, qui allait réaliser la qualification à l’autre Mondial de 1998 en France après avoir préparé l’équipe nationale pendant pas moins de 4 années…

Rachid Lebchir

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