Le mystère des richesses minières!

Sans nul doute, on constatera, non sans brin de satisfecit que notre pays ne cesse d’ériger son statut de nation émergente, en dépit de divers jougs d’ordre objectif ayant trait aux limites de revenus mais aussi, subjectif se rapportant aux politiques publiques ambiantes. Il se déploie, tout de même, avec de faibles moyens, mais de puissantes résolutions, pour transcender les effets de précarité qui subsistent encore dans les  ménages de ses larges franges miséreuses.

Pour ce faire, il se lance, à brides abattues, dans l’approche des grands chantiers, des énergies renouvelables, des ressources minières…Il s’y attelle sans donner, pour autant, l’impression de s’y prendre, d’une manière volontariste, de mettre un terme aux disparités inégalitaires en matière de société et de territoire.

Toutefois, il s’y met, mi-figue, mi-raisin, tout en gérant, tant bien que mal, les hostilités extérieures à l’égard de son intégrité territoriale, les déficits de la  gouvernance, les gabegies de l’administration, les voracités du monopole, les grabuges de sa démocratie fragilisée…

On reviendra encore sur le débat qui ne cesse d’occuper le devant de la scène au niveau du nombre d’organismes et d’instances dans notre pays. A titre d’exemple, à propos des régions nouvellement redécoupées, en l’occurrence, dans le Souss Massa et le Drâa Tafilalet, la problématique minière suscite en fait beaucoup de bruit!

En effet, nul ne saurait contester les richesses considérables que renferment les sols de Tinghir, en tant que première réserve d’argent en Afrique du nord, puis celle d’Iskaoun à Taliouine, ensuite d’Imaoune à Igherm, relevant de la province de Taroudant. Concernant les mines du métal brillant, on citera celle de la banlieue de la province de Tiznit qui produit, chaque jour, deux kilos de cette matière de choix.

D’autre part, les mines du bronze se trouvant bien en tête de la production nationale, avec plus de 40 millions de tonnes. On met également l’accent sur ces ressources minières en or, argent et bronze qui se vendent à l’étranger à des prix fort élevés, sans parler des prix d’autres minerais comme l’or, l’argent, le zinc, le plomb, le manganèse, le fer dont regorgent les multiples communes rurales de ces zones du sud et du sud-est du royaume.

Dans ce sens, on s’interrogea sur la partie bénéficiaire de toutes ces ressources minières, sachant que les communes respectives ne profitent pas des revenus de ces productions, en contrepartie des exploitations excessives de ces précieuses richesses dans les marchés extérieurs  par des bonnets hégémonistes influents à des prix surdimensionnés.

Dans le même contexte, on relèvera le déplacement des minerais vers d’autres destinations, alors que les sociétés exploitantes se doivent de traiter la matière extraite sur place, à travers des unités de production, afin qu’elles puissent recruter la main d’œuvre de la région et, de ce fait, contribuer au développement de ces patelins reculés.

On conviendra enfin, que ce domaine qui génère de gros revenus est resté toujours opaque et hermétique. Nombre d’exploitations et prospections amorcées par des compagnies aussi bien marocaines qu’étrangères sont peu communiquées à l’opinion publique régionale et nationale, car l’esprit d’accaparement exerce la mainmise sur les productions dont toute la nation devrait, en principe profiter.

Même chose pour les gisements de pétrole dont on ne sait pas grand-chose, quoique, de temps à autre, on exalte, par-ci, par-là, la «découverte» d’un espoir de l’or noir sans lendemain. L’énigme est au paroxysme dans un domaine considéré comme l’apanage de la minorité…

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